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October 19 BornéoSelamat pagi (bonjour en malais),
Et oui, c'est reparti pour un tour, cette fois en Asie !
Après un été en France bien rempli, nous nous sommes envolés le premier septembre pour Singapour. Surprise, nous avons pris l'A380, énorme paquebot volant, qui, étonnamment, fait très peu de bruit au décollage. Cet avion, dernier cri en terme d'aménagement, dispose même de cabines privées sur un des deux étages (rassurez-vous, nous étions en classe économique !) Bref, les 13 heures de voyage sont passées relativement vite.
A notre arrivée, nous attendait Christine, une amie de longue date, qui nous a beaucoup aidés dans notre installation singapourienne, en se portant notamment garante pour la location de notre appartement ! En effet, Singapour sera pendant 8 mois notre base de repli : 16 jours par mois (le temps d'une séquence intensive d'école, en fait), nous serons à Singapour (Singi pour les intimes !), le reste du mois, nous sillonnerons un pays d'Asie du Sud-Est.
Singapour, cette ville-état, s'avère, à l'usage, être un très bon choix : c'est une ville pratique, facile à vivre et moderne.
Notre appartement est dans un grand condo (ensemble d'immeubles), avec grande piscine, jeux pour les enfants et salle de sport, que demander de plus ! Nous prenons le bus ou le métro pour aller nous balader et sommes à 10 minutes de l'aéroport. Singapour est aussi une ville très cosmopolite, avec une majorité de chinois (76%), mais aussi une importante communanuté malaise et indienne. On peut donc se balader dans les quartiers chinois (Chinatown), indien (Little India) ou arabe (Arab street) et nous aurons la chance de fêter plusieurs "nouvel an" pendant l'année ! Singapour est aussi la ville du shopping : les singapouriens sont des acheteurs compulsifs et on trouve absolument tout ! Une fois installés, "recalés", réhabitués à la chaleur (humide !) et ayant terminé une nouvelle séquence d'école, nous sommes partis pour notre première destination : l'île de Bornéo (dans la partie malaise, au nord, et non pas indonésienne, car l'île appartient aux deux pays).
Notre premier arrêt se fit au sultanat de Brunei, petit territoire où règne un sultan, la troisième fortune mondiale !
C'est une enclave étrange, que l'on placerait plutôt au Moyen Orient et non pas en Asie, du fait de ses richesses pétrolières et de son suivi strict de la religion musulmane. Le niveau de vie à Brunei est l'un des plus élevé d'Asie du Sud-Est, car le sultan a su profiter (c'est un euphémisme !) et faire profiter ses sujets de la manne pétrolière. Il y a peu de distractions pour les jeunes, qui passent de la mosquée au shopping (on se croirait à Singapour !). Ceux qui veulent "s'éclater" vont à la frontière avec la Malaisie, à quelques kilomètres, pour sortir en boîte de nuit et prendre un verre !
Pour l'anecdote, quand les habitants de Brunei se rendent à la mosquée, en famille, ils sont habillés en costume traditionnel et portent les mêmes couleurs. Il y a très peu de touriste car il n'y a effectivement pas grand chose à voir, ni à faire ! A Bandar Seri Begawan, la capitale, nous avons quand même visité deux splendides mosquées et le très grand village lacustre, où habitent 30 000 personnes ! Nous avons aussi visité le musée des Insignes Royaux, qui retrace le couronnement du sultan (en 1967), avec tous les objets utilisés pendant le défilé. On peut aussi y découvrir tous les cadeaux offerts au sultan par les dignitaires de différents pays (essentiellement ceux d'Asie et du Moyen Orient), c'est assez étonnant et parfois très kitch !
Le palais du sultan ne se visite pas, c'est dommage car il comporte 1788 pièces ! Nous n'avons malheureusement pas pu voir le sultan, car il sort de son palais pour voir sa seconde épouse, à des horaires différents tous les jours (clin d'oeil à Géraldine et Frédo !). Après cet intermède un peu surréaliste à Brunei, nous nous sommes rendus chez le voisin malais, dans l'état de Sabah, au nord-est de Bornéo.
Nous sommes partis dans la jungle pendant quelques jours, pour aller voir les derniers orang-outans ! Dans un campement, en pleine forêt et au bord d'une rivière, nous étions dans un petit bungalow tout ouvert, nos matelas juste recouverts d'une moustiquaire ; et pour la première fois, nous n'avons pas eu chaud pour dormir, car nous étions dehors, dans la fraîcheur de la nuit !
Sur la rivière Kinabatangan, nous avons fait plusieurs sorties très tôt le matin et à la nuit tombée, pour apercevoir des animaux : nous avons été récompensés puisque nous avons vu des orang-outans, des proboscis (singes nasiques), des macaques, des chats-léopards, des loutres, des monitors, des aigles, des kalaos, des crocodiles et même un boa (un jeune de 3 mètres environ !). Nous avons aussi fait plusieurs marches dans la jungle, bien équipés pour la boue et dirigés par un guide qui nous a expliqués la vie dans la forêt, les différentes plantes...
Etonnamment, nous avons eu très peu de moustique et le seul à s'être fait piquer, fut Patrice... par une sangsue ! Elle avait grimpé sur sa cuisse sans qu'il s'en aperçoive et il ne l'a remarquée que lorsqu'elle est tombée sur son pied, bien grasse et bien repue ! Ce n'est qu'après qu'il a vu les grosses taches de sang sur son short et le bel anneau gonflé et rouge avec un beau centre violet sur le haut de sa cuisse ! Il n'a absolument rien senti ! Quand on pense qu'il existe aussi des sangsues buffles !
La grande tristesse de cette magnifique forêt, une des dernières grandes forêts primaires, c'est qu'elle est petit à petit rasée au profit de palmiers à huile qui donneront la fameuse huile de palme, que nous retrouvons dans pratiquement toute la nourriture industrielle !
Nous avons d'ailleurs traversé des hectares de plantation, avant d'atteindre la forêt. La partie indonésienne de Bornéo est encore plus déforestée et bientôt, il n'en restera plus qu'une peau de chagrin, même si on garde un "coeur vert" dans le centre de l'île. Que deviendront tous les animaux dont c'est l'unique refuge, quand on sait, en plus, que la plupart de l'argent tiré de l'huile de palme revient dans les poches de quelques nantis ? Nous avons visité un centre de réhabilitation des orang-outans à Sepilok. Ce centre a été rendu nécessaire par la précarisation de l'habitat de ces magnifiques animaux. Les bébés orphelins sont recueillis par le centre qui les réadapte ensuite à la vie sauvage dans une forêt proche, devenue une réserve.
A Sandakan, dans le nord-est de Bornéo, nous avons attrapé la queue d'un typhon qui s'était abattu sur les Philippines et nous avons eu un orage mémorable qui a plongé la ville (300 000 personnes, quand même !) dans le noir pendant plusieurs heures ; puis, tout a repris son cours normal, la lumière est revenue et les ventilateurs aussi !
Nous nous sommes envolés ensuite dans l'état du Sarawak, au nord-ouest de Bornéo et sommes restés 5 jours à Kuching, la ville principale, très agréable avec sa promenade le long du fleuve, ses temples chinois et se innombrables boutiques d'artisanat.
A partir de Kuching, nous sommes allés dans le parc Bako, accessible seulement par bateau, où nous avons fait une belle randonnée dans la forêt tropicale, au milieu des singes, pour aboutir dans la mangrove, au bord de la mer de Chine. Pour l'anecdote, des gens se sont fait voler dans la main leur nourriture par des macaques absolument pas farouches !
De Kuching, nous avons visité un village qui reconstitue fidèlement l'habitat et le mode de vie des sept ethnies vivant au Sarawak, notamment les fameuses "longhouses", très étonnantes. Un village est en fait formé d'une maison longue unique pouvant faire jusqu'à 2OO mètres de long et regroupant de 4 à 50 familles ! Ces maisons étaient traditionnellement construites à plusieurs mètres de hauteur (9 m en moyenne), pour se protéger des animaux sauvages et des attaques ennemies (n'oublions pas que c'est le pays des chasseurs de têtes !).
Ces longhouses existent toujours aujourd'hui mais ne sont accessibles qu'au bout de plusieurs jours d'excursions à l'intérieur du pays. Nous en avons visité une, celle des Bidayuh, une des plus proches, et avons pu mieux apprécier le mode de vie des ces tribus disséminées dans la forêt. Ces deux semaines passées à Bornéo furent très dépaysantes et le retour dans la modernité de Singapour nous a presque donnés le tournis !
Dès notre retour, nous avons redémarré une nouvelle séquence d'école et, dans quelques jours, nous repartons pour l'Indonésie ! A très bientôt.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
June 28 La PolynésieIaorana ! (Bonjour, en polynésien)
Miracle des décalages horaires : nous sommes partis d'Auckland, en Nouvelle-Zélande, le 30 mars dans l'après-midi et sommes arrivés le 29 mars à Papeete, en Polynésie française ! Et oui, il y a 23 heures d'écart entre Auckland et Papeete, nous n'avons donc pas souffert du décalage, mais nous avons gagné une journée !
La Polynésie française est immense, elle a la taille de l'Europe et se trouve au beau milieu du Pacifique, loin de tout. Elle se compose de 5 archipels (la Société, les Tuamotu, les Gambier, les Marquises et les Australes) et regroupe 118 îles, qui, pour la plupart, sont minuscules (de l'ordre de 10 km2) ! Inutile de dire que nous ne les avons pas toutes visitées, puisque nous en avons vu 8 !
Papeete se trouve sur Tahiti, l'île principale de la Polynésie française, qui fait partie des îles-du-vent, dans l'archipel de la Société. Nous avons passé quelques jours à Papeete, ville peu attrayante, en dehors de la place du port qui se remplit le soir de "roulottes", restaurants itinérants dans de petites camionnettes. Puis, nous sommes partis sur Raiatea, qui fait partie des îles sous-le-vent (il ne faut pas confondre !). Pourquoi Raiatea, me direz-vous ? Et bien, parce qu'après moultes recherches et des prix prohibitifs, nous avons déniché la "perle" : une petite maison meublée avec voiture et bateau à moteur, en pleine nature au bord du lagon, à un prix imbattable, sur l'île de ... Raiatea (à 230 kilomètres de Tahiti) ! Nous nous sommes ainsi liés d'amitié avec notre propriétaire, Franck, et sa famille, qui habitaient juste derrière notre maison et qui nous ont fait partager leur culture polynésienne. Une très bonne adresse : http://chezfranckraiatea.com !
Raiatea est appellée "l'île sacrée" car elle aurait été la première des îles sous-le-vent à avoir été colonisée et elle possède le marae le plus grand de toute la polynésie (un marae est un ancien lieu funéraire ou de culte extérieur où de nombreuses cérémonies avaient lieu). D'ailleurs, tous les marae construits après dans les autres îles devaient comporter une pierre de ce marae pour avoir un peu de son mana, le Mana étant la force universelle présente en toutes choses et en tout être.
A Raiatea, nous avons pris le rythme polynésien : lever à 6 heures, école à 7 heures et le soir, on se couche tôt, car il fait nuit à 18 heures, comme dans la plupart des pays tropicaux et équatoriaux ! L'après-midi, nous allions nous balader sur l'île ou prenions le bateau à moteur pour aller sur les motus (îlots) environnants et faire du snorkling (plongée avec masque et tuba) dans une eau à 28°, avec des fonds marins époustouflants, bref, c'était dur ! Nous avons assisté à une course de pirogues polynésiennes avec 172 concurrents au départ, dans une chaleur torride ! C'était très festif, avec des stands de nourriture typiquement polynésienne : frites, hot-dogs et coca-cola ! Faire de la pirogue est un des sports favoris des jeunes adolescents polynésiens qui, sinon, traînent leur ennui sur leur île, désoeuvrés, en regardant une des centaines de chaînes captées par le satellite. Et oui, la globalisation aidant, même au milieu de nulle part, on est rattrapé par la "civilisation" ! A côté de Raiatea se trouve l'île de Tahaa, avec qui elle partage le même lagon. Tahaa est aussi appellée "l'île vanille", car, comme vous l'aurez deviné, on y cultive de la vanille, la meilleure du monde, paraît-il ! Nous sommes allés y visiter une de ces plantations, enivrés par le parfum puissant des gousses !
La Polynésie étant tellement étendue, nous avons dû prendre l'avion pour visiter les îles environnantes, dans l'archipel de la Société et dans les Tuamotu, les vols allant de 20 minutes à 1 heure 30.
Dans les îles de la Société, nous nous sommes rendus sur Huahine et Bora Bora. Huahine est appelée "l'île sauvage" du fait de la luxuriance de sa végétation, du calme et de la tranquillité de son atmosphère. Elle reste relativement peu fréquentée par les touristes, ce qui lui confère un certain charme !
A Fare, le village principal, nous avons assisté à l'arrivée d'un des gros bateaux de fret qui approvisionnent régulièrement (entre une ou deux fois par mois) les différentes îles de la Polynésie : trucks et pick-up transbahutent leurs chargements venant de Tahiti (nourritures diverses, électroménager, voitures...) en échange de coprah (noix de coco), taros, bananes, cochons parfois, qui font le chemin inverse. C'est un vrai spectacle, jusqu'à ce que le bateau reparte (il reste quelques heures seulement) vers une autre île et que la vie reprenne son cours normal, calme et tranquille. C'est aussi là que nous avons mangé les meilleurs macarons du monde et que les enfants ont découvert et adoré le mahi-mahi (dorade coryphène) à la vanille !
Bora Bora, cette île au nom mythique, appelée "la perle du Pacifique" est considérée comme un des plus beaux lagons du monde. Malgré des problémes écologiques récurrents et un coût de la vie à faire frémir, tout le monde finit par y passer ! Cependant, certains des plus grands hôtels de l'île sont en train de fermer, faute de client, et l'on voit des dizaines et des dizaines de bungalows sur pilotis vides !
Bora Bora est effectivement une île magnifique avec un lagon turquoise (le lagon étant une étendue d'eau encerclée par des atolls, ou séparant une île haute de la barrière récifale), immense et très riche, un vrai paradis pour les plongeurs. Nous y avons nagé parmi les raies, les requins à pointe noire et les tortues ; Corto était à la fois mort de peur et très excité quand les raies se sont approchées de nous : il s'est accroché à mon dos pendant qu'une raie se collait à moi en m'aspirant la peau (je n'étais d'ailleurs pas très fière non plus !). Ce fut un grand moment que Patrice a immortalisé en étrennant notre nouvel appareil photo sous-marin et en faisant de très belles photos de la faune aquatique ! Nous nous sommes envolés ensuite vers l'archipel des Tuamotu, constitué de 78 atolls ou îles basses, étendus sur 1500 kilomètres de long : ce sont des bandes de sable plus ou moins larges avec, d'un côté, le lagon et, de l'autre côté, le Pacifique et son récif. Les lagons, véritables mers intérieures ouvertes sur l'océan par des passes ou chenaux, sont extrêmement riches en poissons de toutes sortes et les pêches y sont souvent miraculeuses ! Les Tuamotu, avec la pêche, la coprahculture (noix de coco) et la perle noire, sont désormais la richesse de la Polynésie, le tourisme diminuant d'année en année.
Vivre sur un atoll peut paraître un peu fou pour un européen, bien assis sur son continent : c'est une minuscule bande de terre, au niveau de la mer, perdue au milieu du Pacifique qui, en cas de tempête, est entièrement dévastée. Certains habitants nous ont racontés leur dernier passage de cyclone, avec l'eau qui monte petit à petit et le vent qui arrache tout sur son passage, sans endroit pour s'abriter : ils en avaient encore des tremblements dans la voix ! Le premier atoll, Rangiroa, appellé "ciel immense", est le plus grand atoll de Polynésie (75 km de long et 35 km de large !) et le plus peuplé (environ 3000 habitants !). Avec ses 415 îlots, il y a de quoi faire ! La plupart sont d'ailleurs inhabités et on trouve encore quelques ermites qui vivent reclus sur des motus.
Nous avons mis deux heures en bateau pour atteindre l'île aux récifs, une île constituée d'un enchevêtrement de coraux, coupants comme des lames de rasoirs, et parsemés de piscines naturelles remplies de poissons multicolores. Nous avons également fait une descente de passe en snorkling : on se laisse dériver dans les passes avec le courant de la marée entrante (ou sortante) de l'océan dans le lagon. On est alors vraiment dans un aquarium : les requins, les napoléons, les raies Manta, les barracudas sont très nombreux lors de l'inversion des courants de passe. Rangiroa, comme d'autres atolls des Tuamotu, vit aussi de la culture des perles ; nous sommes allés visiter une des plus importantes fermes perlières de l'île, la ferme Gauguin. Le processus de fabrication d'une perle noire (en fait, elles sont grises avec des nuances vertes, violettes ou argentées) est complexe et demande un grand savoir-faire : nous avons assisté au travail d'un greffeur qui, avec beaucoup de dextérité, introduit un nucléus (une bille de plastique) associé à un greffon (petite lamelle d'une huître donneuse) dans une huître receveuse, qui se transformera, sauf rejet, en une perle au bout d'un an et demi. La probabilité d'avoir une très belle perle, c'est-à-dire parfaitement sphérique, est de 2%, d'où un prix très élevé en bijouterie ! Pour l'anecdote, sachez qu'il existe un vignoble aux Tuamotu ! Malgré un sol calcaire et l'air marin, un entrepreneur audacieux a réussi ce pari et ses vins (rouges, blancs et rosés) sont, paraît-il, très corrects ; il fait d'ailleurs deux récoltes par an ! Tikehau, est un cercle presque parfait de 26 km de large, composé d'une centaine d'îlots et d'un lagon extrêmement poissonneux. Nous sommes allés visiter "l'île aux oiseaux" dans le lagon, un îlot abritant des colonies d'oiseaux absolument pas farouches, car ayant très peu de prédateur : fous à pieds rouges, sternes huppés... Le sterne a la particularité de pondre ses oeufs directement sur une branche, car il ne construit pas de nid. Le bébé, une fois sorti de l'oeuf, est posé sur la branche, attendant que ses parents viennent le nourrir, sous l'oeil attentif de gros crabes espérant qu'il chute ! Et oui, tout n'est pas rose en Polynésie !
Une autre particularité de Tikehau est l'île d'Eden : c'est un îlot habité par deux familles appartenant à une communauté asiatique (une secte, en fait !) qui vivent en autarcie presque totale : eau de pluie, panneaux solaires, pêche, énorme jardin, "home schooling", église... On peut saluer l'initiative, même si l'on n'adhère pas aux préceptes de la secte ! A Fakarava, immense atoll en forme de rectangle de 50 km de long, nous sommes allés sur l'île au sable rose et avons fait du snorkling, comme partout dans les îles de la Polynésie. On finit par s'habituer à cette mer chaude et transparente, d'un bleu électrique, où foisonnent les poissons les plus beaux !
Comme il y a aussi des fermes perlières sur Fakarava, nous avons participé à une loterie des perles : les enfants sont allés choisir leur huître dans le lagon et le suspense a commencé ! Chaque huître a été ouverte et là, ce fut la surprise : bingo pour Corto dont l'huître avait une énorme perle en forme de poire (nous voilà tranquilles pour au moins cinq ans d'argent de poche !). Rassurez-vous, l'huître de Juliette avait aussi une belle perle, agrémentée d'un keshi (perle naturelle fabriquée par l'huître). Notre séjour polynésien fut donc placé sous le signe de la mer : nage et snorkling presque tous les jours (des nageoires ont presque poussé sur Juliette !), poisson cru, plus frais que frais, quotidiennement, à la polynésienne (avec du citron vert ou du lait de coco) pour un régime hyper-protéiné !
La Polynésie, ce fut aussi l'accueil toujours chaleureux, avec le collier de fleurs à l'arrivée et le collier de coquillages au départ, le tutoiement immédiat, le sourire, l'hédonisme, une certaine nonchalance et désinvolture (le fameux "fiu", prononcez "fiou, qui veut dire qu'on est fatigué !), une vie ancrée dans le présent, une vision du monde différente plus en rapport avec les éléments, car très proche de la nature, par nécessité, et aussi une jeunesse déchirée entre deux cultures, qui se cherche et parfois se perd. Après ce séjour un peu hors du temps, nous nous sommes envolés pour Montréal, autre enclave française, mais dans un univers parallèle car sur le continent nord-américain. Pendant une semaine et malgré des températures peu clémentes pour des habitués du maillot de bain, nous avons revu avec grand plaisir nos amis de toujours Christiane et André. Ce fut ensuite le retour pour la France où nous resterons tout l'été, avant de repartir début septembre pour une dernière année de vadrouille en Asie !
Nous vous souhaitons un bel été et de bonnes vacances, pour ceux qui en prennent !
Nana (au revoir) !
Virginie, Patrice, Juliette, Corto April 24 Nouvelle-Zélande : île Fumante et île de JadeKia ora ! (Bonjour, en maori)
L'approche de la Nouvelle-Zélande en avion nous fait survoler des paysages ondulés d'un vert pétant, avec une nature qui descend jusqu'à la mer. D'un coup d'oeil, nous avons un résumé de la Nouvelle-Zélande : du vert, des montagnes, encore du vert, des montagnes, toujours du vert, et dans toutes les nuances ! Un soleil magnifique et une chaleur étonnante nous accueille à Auckland, quand nous débarquons. Nous sommes dans l'île du nord (île fumante), qui regroupe les trois-quarts de la population néo-zélandaise, de l'ordre de 4 millions d'habitants (pour 43 millions de moutons !)
Auckland est une ville très agréable à vivre, au climat tempéré ; c'est pour cela que plus d'un million de personnes y habitent, en incluant sa périphérie. On l'appelle la "City of Sails" (la ville des voiles), à cause de ses milliers de voiliers ! D'Auckland, nous partons dans l'extrême nord, le Northland, dans les terres Maories, berceau de l'histoire néo-zélandaise. Nous avons d'ailleurs visité le lieu où fut signé en 1840 le traité de Waitangi, qui établissait les relations futures entre les Maoris et les Anglais. Même s'il y eut des épisodes sanglants par le passé, les relations actuelles entre les Maoris et les "kiwis" (néo-zélandais) sont bien meilleures que celles entre Australiens et aborigènes.
Le Northland bénéficie d'un climat tropical et c'est là que nous trouverons les derniers kauris géants, un des arbres les plus résistants au monde, qui a souffert d'une exploitation à outrance. Nous sommes allés rendre visite à Tane Mahuta (le seigneur de la forêt), un des plus vieux kauris : on estime son âge à environ 2000 ans ! Son tronc mesure 4 mètres de diamètre sur toute sa hauteur (51 mètres). Cet arbre est tellement impressionnant et imposant qu'à son approche, on est saisi et on reste muet ! Il incite à la méditation, à la paix et à l'harmonie : s'il existe un Dieu quelque part, ce doit être lui !
Dave, un Maori, nous a emmenés pendant plusieurs heures faire du quad dans la forêt et sur la plage, à la grande joie des enfants ! Comme nous étions sur des terres Maories, donc privées, nous étions seuls et nous avons pu admirer en toute tranquillité les belles dunes de silicate.
Deux jours de pluie intense (eh oui, c'est aussi cela, la Nouvelle-Zélande !) nous ont permis de constater que notre camping-car fuyait de partout ! Nous sommes donc redescendus vers Auckland pour en prendre un nouveau, en espérant que celui-ci serait étanche !
Nous avons entamé notre descente vers le sud de l'île du nord, car nous voulions arriver rapidement dans l'île du sud (vous suivez ?), pour profiter de la fin d'été (les températures étant fraîches le soir et le matin, de l'ordre de 10°). Nous sommes passés à Otorohanga, la "Kiwiana Capital of New Zealand" ! Le terme Kiwiana se réfère à tout ce qui a été créé et inventé en Nouvelle-Zélande ou qui a marqué la vie quotidienne depuis le début des années 1950. On trouve donc, dans les vitrines des magasins, différents objets ou emblèmes de cette époque : cela va du kiwi (l'oiseau ou le fruit) jusqu'au rugby, en passant par la marmite (prononcez marmaïte), pâte à tartiner à base de levure (je ne vous la conseille pas !)
En parlant de kiwi, nous sommes allés à la Kiwi House, pour observer ces charmants oiseaux, dans leur maison nocturne (ils dorment la journée !). Le kiwi est l'emblème de la Nouvelle-Zélande, il est de la même famille que l'autruche et est incapable de voler. La faune de Nouvelle-Zélande est essentiellement composée d'oiseaux, qui sont, pour la plupart d'entre eux, uniques à cette île : le kiwi bien sûr, mais aussi le kea, le weka...
On a pu observer aussi des Tuataras, de gros lézards, de l'époque des dinosaures : ce sont de véritables fossiles vivants, avec de petites plumes accrochées à leurs écailles sur le dos et qui sont capables de ralentir leur respiration de l'ordre de deux battements de l'heure, en période d'hibernation ! Inutile de dire qu'ils vivent très vieux, car ils s'économisent beaucoup (ils restent immobiles presque toute la journée) ! Nous avons visité les Waitomo Caves, des grottes étonnantes car elles sont éclairées par des millions de vers luisants ! Cela donne une impression féérique dans le noir de la grotte.
Nous avons fait une belle randonnée dans le Tangariro National Park, près du mont Ruapehu, le toit de l'île du nord avec ses 2797 mètres. C'est un volcan encore très actif puisque lors de ses dernières éruptions, en 1995 et 1996, on retrouva des cendres jusque sur la côte est ! La Nouvelle-Zélande, qui se trouve au-dessus des plaques sous-marines océanique et australienne, est evidemment sujette à des tremblements de terre et à des éruptions volcaniques relativement fréquents !
Dans cette région volcanique particulièrement active, l'activité géothermale est aussi très importante. A Wai-O-Tapu, nous avons pu voir des geysers, des fumerolles de toutes les couleurs (jaune pour le soufre, blanc pour le silice, rouge brun pour l'oxyde de fer, violet pour le manganèse, orange pour l'antimoine, vert pour l'arsenic) et des cratères de boue en ébullition, les Mud Pools ! Dans cette odeur de soufre (ou oeuf pourri, comme on veut !), nous sommes allés prendre un bain de boue, suivi d'un bain dans une source chaude. Ce fut la joie pour les enfants de pouvoir se barbouiller de boue en toute impunité ! A Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande (qui se trouve dans le sud de l'île du nord), nous avons pris le ferry qui nous a emmenés, au bout de trois heures, dans l'île du sud, l'île de Jade, très peu peuplée et spectaculaire car regorgeant de merveilles naturelles. D'abord, ce furent les Sounds, magnifiques baies couvertes de végétation, qui sont un des attraits majeurs du nord de l'île ; de nombreuses randonnées se font d'ailleurs dans cette région. En descendant le long de la côte ouest, nous avons rencontré les Pancake Rocks, au milieu d'une végétation de fougères géantes et de palmiers. Ce sont en fait des roches qui, usées par le temps, le vent et les marées, ont pris la forme de galette superposées ! A Franz Joseph Glacier, nous avons pu marcher en quelques heures jusqu'au pied d'un glacier : c'est impressionnant et unique car ce glacier jouxte une forêt de type tropical !
De l'autre côté du glacier, se trouve une très grande chaîne de montagnes incluant 140 sommets de plus de 2100 mètres, dont 27 de plus de 3000 métres et les plus grands glaciers d'Océanie. Nous sommes donc allés au pied du Mont Cook, le plus haut, 3754 mètres, pour admirer toutes ces hautes montagnes aux sommets enneigés, entourées de glaciers. C'était magnifique ! A Queenstown, surnommée la "capitale mondiale de l'aventure", tout est possible : saut à l'élastique, rafting, parapente, jet-boat, saut en parachute, héli-ski... ! Après réflexion, nous avons finalement opté pour la luge sur roues : nous avons quand même charge d'âme ! Puis, ce furent les fjords, dans le Fiordland National Park, que nous avons sillonné en bateau. Ce sont des paysages magnifiques de forêts tropicales extrêmement denses (il y tombe environ 3 mètres d'eau par an) et de cascades, qui tombent à pic dans la mer ; certains sommets, enneigés, apportent un contraste saisissant avec le vert de la forêt. A Invercargill, nous étions à l'extrême sud de la Nouvelle-Zélande, à 46° de latitude : le pôle sud n'est pas très loin, et pourtant la végétation est très verte et dense ! En remontant la côte est, nous sommes allés observer des albatros,les Royaux de Taiora, énormes oiseaux dont les plus petits peuvent mesurer jusqu'à 3 mètres d'envergure ! Nous avons pu voir les bébés, énormes poussins recouverts d'un duvet blanc, qui peuvent quand même peser jusqu'à 20 kilos ! Une fois adulte, le jeune albatros passera les 3 à 6 années suivantes à voler autour de l'Antarctique avant de revenir à ce même endroit pour y démarrer une nouvelle génération.
De nombreux animaux marins vivent aussi le long de ces côtes, riches en nutriments, pingouins, phoques et même baleines. Ce fut l'occasion de rencontrer l'unique colonie de pingouins à yeux jaunes (Yellow Eyed Pingouins), le pingouin le plus rare du monde : ils sont environ 5000 individus vivent exclusivement sur les côtes de Nouvelle-Zélande. Nous les avons observés depuis des huttes camouflées pour ne pas les perturber. D'autres surprises géologiques nous attendaient : les Moeraki Boulders, grosses pierres rondes, qui se trouvent sur la plage. Leur forme parfaite est dûe à leur constitution particulière faite de différents alliages et non à l'action de la mer. De nouveaux boulders sont d'ailleurs encore en formation et on les voit, émergeant de la falaise, face à la plage.
Nous avons aussi remonté le temps dans la province de l'Otago, riche en préhistoire géologique : il y a 65 millions d'années, cette région était recouverte par la mer, qui liée à une activité volcanique sous-marine, déposa au fil du temps des couches de sable, de boue, de basalte et de cendres. Lorsque la mer se retira et avec l'érosion qui suivit, de nombreux fossiles de mammifères, d'oiseaux et de coquillages furent mis à jour. Nous avons donc pu visiter plusieurs de ces sites archéologiques et voir, par exemple, la trace d'un fossile de baleine au milieu des champs ! A Christchurch, la grande ville très agréable de l'île du sud, nous avons visité un magnifique musée. Ce fut le cas aussi à Auckland,
Wellington et Canterbury : dans toutes ces villes, de très beaux musées sont ouverts au public, gratuitement, et permettent d'avoir un aperçu de la culture maorie, de la faune, de la flore et de l'histoire néo-zélandaise. Leur présentation très pédagogique et visuelle a passionné les enfants (ce qui n'est pas le cas dans tous les musées !) Cette visite de la Nouvelle-Zélande fut donc très riche et dense. Nous avons essayé de voir le maximum de choses en un mois et demi et avons donc parcouru encore une fois de nombreux kilomètres : 4500 avec beaucoup de route de montagne ! Mais cela valait la peine : on n'y reviendra pas de sitôt !
Nous nous sommes ensuite envolés vers la Polynésie, à Papeete, avant d'atterrir sur une petite île, Raiatea, dans les îles de la Société, où nous avons loué une petite maison, face au lagon !
La suite au prochain numéro !
A très bientôt.
On vous embrasse.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
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Kia Ora ! (Hello, in Maori)
Approaching New-Zealand by airplane, a vibrant green landscape emerges, with its rolling hills falling into the sea. In one flash, we have an overview of New-Zealand: green everywhere, mountains, more greens, mountains, green everywhere and in all nuances ! A magnificent sun and a surprising heat welcome us in Auckland when we step off the plane. We are on the north island (the "smoking island"), that comprises three quarters of the population, in the order of 4 millions inhabitants, for 43 millions sheep ! It's termed smoking because of the volcanic and geothermal activity.
Auckland is a pleasant city to live with a temperate climate; that is why more than a million people live here. It's called the city of sails because of the thousands of sailboats. From Auckland, we departed for the extreme north, Northland in Maori lands, cradle of New-Zealand's history. We visited a site where the treaty of Waitangi was signed in 1840, establishing the future relations between Maori and English. Eventhough there were a few bloody episodes in the past, the current relations between Maori and Kiwis (new-zealanders) are much better than between the Australians and the Aborigenals.
The Northland benefits from a tropical climate, and it is here that we found the last of the giant kauri, a tree with too many qualities, which suffered unbridled exploitation. In the forest, we paid a visit to Tane Mahuta, the lord of the forest, one of the oldest kauris: it's age is estimated to be 2000 years ! It's main trunk is 4 meters in diameter for its entire height of 51 meters (its branches start at the top, themselves the size of trees). This tree is so impressive and imposing, that when approaching it, one is overwhelmed and awestruck. Its presence incites meditation, peace and harmony : if there is a God, it must be it... Dave, a Maori, took us for several hours on "quads" in the forest and on the beach, for the greatest joy of the children. Since we were on Maori land, thus private, we were alone to admire the beauty of this land, especially the tranquility of the silicate sand dunes.
Two days of intense rain, confirmed that the camping car had many leaks. We thus returned to Auckland to exchange it for a leak-free version. We continued southward to the south island, in order to benefit from the end of the summer (with fresh nights and mornings, about 10 deg C).
We passed through Otorohanga, the "Kiwiana capital fo New Zealand" ! The term Kiwiana refers to all that was created, achieved or invented in New-Zealand essentially since the turn of the 20th century. Thus we found store front windows filled with memorabilia and photos of the kiwi (fruit and bird), rugby, the climb of the Everest, Rutherford, marmite (a "special" yeast spread), etc...
Speaking about kiwis, we went to the Kiwi house to observe this national emblem and other charming birds in their nocturnal house since they sleep all day. These birds belong to the ostrich family and are incapable of flying. The fauna is essentially composed of birds that, for the most part, are unique to this country: there is of course of the kiwi, but also the kea, the weka,...
We also admired the Tuataras, large lizards,dating back to the dinosaur age : these living fossils have stunted feathers on the scales of their backs; they are capable of slowing their hearbeats to the order of one or two every hour ! Needless to say that they live to a very ripe old age, since they remain motionless except for hunting and breeding. We continued onto the Waitomo Caves, amazing caves since there are lit by millions of glow worms. In the darkness of the caves, drifting in skiffs, it is as if floating among the stars. We then went hiking in the Tangiro National Park, near mount Ruapehu, the summit of the north island with its 2797 meters. It is an active volcano and very active, since during its last eruptions in 1995 and 1996, ash was found as far as the east coast. New-Zealand, straddling two tectonic plates (the pacific and australian plates), is subject to earthquakes and volcanic eruptions relatively frequently. In this particularly active volcanic region, the geothermal activity is also very important. In Wai-O-Tapu, we could see geysers and chemineys spewing all colors (yellow for sulfur, red brown for iron oxide, purple for manganese,orange for antimony, green for arsenic), and mud pools that are craters with boiling mud ! The geothermal activity produces a significant amount of electric power for New-Zealand.
In this smell of sulfur (rotten egg), we took mud baths, followed by a bath in a very hot spring; this was of course of total joy for the children allowing them to cover themselves in mud in all impunity ! In Wellington, the capital of New-Zealand (south of the north island), we took a ferry for three hours to the south island, the isle of jade, lightly populated and blessed with natural wonders. First, it was the sounds, magnificents bays that are a major attraction. Descending the west coast, we encountered the Pancake rocks in the middle of palms and giant ferns. These rocks are actually rocks eroded by the rain and sea that took on the form of stacked pancakes.
In the Franz Josef Glacier, we walk a few hours to the base of the glacier : it was particularly impressive since the glacier borders a tropical forest. On the other side of the glacier, is a larger mountain range including some 140 peaks of more than 2100 meters, 27 of which are more than 3000 meters, as well as the largest glaciers of the Pacific. We thus hiked to the base of mount Cook, the highest peak at 3754 meters to admire all these high mountains with their snow covered summits and surrounding glaciers. It was magnificent !
In Queenstown, coined the "world capital of adventure", every sport is possible : bungy jumping, rafting, paragliding, jet-boat, parachuting, heli-skiing,... ! After some reflexion, we opted for luge on wheels... after all we have young ones ! This was followed by the fjords, in the Fjorland National Park, that we explored by boat. We found incredible landscapes of tropical forests (at this latitude ??) with their extremely dense vegetation and cascades falling into the sea (there is about 3 meters of rainfall per year !!); the coastal mountains with their snowy peaks provided a stunning contrast with the green of the forest.
In Invercargill, we were in the extreme south of New-Zealand at 46 deg of latitude : the south pole is not far south with its southern ocean but the vegetation is still green and dense. Returning up the east coast, we went to observe the albatros, the Royals of Taiora, enormous birds whose wing span can attain 3 meters ! We were able to see their young, equally enormous chicks covered by white down, that can weigh up to 20 kilos ! Once adult, the young albatros will spend 3 to 6 years flying the southern ocean around the Antarctic before returning to its birthplace to start a new generation.
Many marine animals live along these coasts, rich in nutriments : pingouins, seals and whales. This was the occasion to see a unique colony of yellow-eyed pingouins, the rarest pingouin in the world : there are about 5000 thousand living exclusively in New-Zealand. We observed them from camouflaged huts in order not to perturb them. Other geological surprises awaited us: the Moeraki boulders, large spherical stones on the beach. Their perfect form is due to the fusion of various types of rock and minerals. We could observe new boulders in formation, as if the cliffs along the beach were laying eggs.
We also went back in time in the Otago region, rich in prehistoric geology: 65 millions years ago the region was covered by the sea, which in concert with underwater volcanic activity, deposited layers of sands, mud, basalt and ash. When the sea retreated, and with the erosion, numerous fossils of mammifers, birds and shellfish were exposed. We visited some these sites, and saw for example a whale fossil in the middle of a grazing field.
In Christchurch, a large pretty city with a gentle river running through it, we visited a fabulous museum. This was also the case in Auckland, Wellington and Canterbury : in all these cities, beautiful museums are open to the public, free of charge, allowing to appreciate the Maori culture , flora and fauna, as well as the history of New-Zealand. The excellent presentation and richness of the exhibits delighted the children, which not the case in many museums.
Thus our visit of New-Zealand was rich and dense. We tried to see as much as possible in a month and a half, travelling many kilometers : 4500, much of it on mountainous roads; it was more than worth it.
We then flew for Papeete, Polynesia, before arriving for the island of Raiatea in the Society Islands, where we rented a house on the lagoon !
See the next issue for the ongoing adventures.
Love to all,
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
February 14 Australie 4 : Tasmanie, VictoriaG'day !
A Melbourne, nous prenons un énorme ferry, le "Spirit of Tasmania", pour rallier la Tasmanie en 10 heures. Le voyage se fait de nuit et, comme il y a 35 noeuds de vent, nous tanguons dans nos cabines ! Il faut dire que ce passage est généralement assez venté car aucun obstacle n'arrête les vents venus directement d'Amérique du sud ; nous sommes quand même dans les fameuses quarantièmes rugissantes !
En Tasmanie, nous retrouvons nos amis Jean-Marc, Véronique et leurs trois enfants, Milan, Annabelle et Héléna. Les enfants sont fous de joie, nous ne nous sommes pas vus depuis plus d'un mois et demi ! Nous allons passer une douzaine de jours ensemble à sillonner cette grande île : les enfants choisissent les camping-cars en fonction des menus du midi et du soir et Juliette découche presque tous les soirs pour dormir avec Annabelle ! Même si cela ressemble un peu à des vacances, chaque famille réussit, bon gré, mal gré, à faire l'école : nous avons un CM2, une CE2, deux CE1 et une Petite Section de maternelle !
Nous avons fait beaucoup de randonnées en Tasmanie, car les paysages sont multiples et variés (montagnes, forêts, côtes, lacs, parcs magnifiques) et les enfants, galvanisés par leurs amis, ne rechignaient pas à avancer et étaient donc les premiers devant ! La Tasmanie attire d'ailleurs bon nombre de randonneurs car les randonnées y sont nombreuses et parfois renommées, comme l'Overland Track qui se fait sur 6 ou 8 jours, en fonction de son endurance !
Nous avons sillonné l'île dans tous les sens car cette île étonne par sa diversité de paysages, notamment l'ouest qui reste encore une des régions les plus sauvages de la planète ! C'est aussi pourquoi les Anglais la choisirent comme colonie pénitentiaire au 19ème siècle. Le bagne de Port Arthur au sud, même s'il se trouve dans un endroit magnifique au bord de la mer, abritait de nombreux prisonniers, dont certains étaient des adolescents. Les sentences étaient complètement disproportionnées : on pouvait se retrouver dans l'enfer pour plusieurs années pour un meurtre ou le vol d'un morceau de pain, ou encore pour un comportement immoral ! Les bagnards qui survécurent participèrent à la construction de la Tasmanie, une fois libérés.
La capitale, Hobart, est une très jolie ville en bord de mer, plein sud, où débarquent de gros paquebots, en transit dans le Pacifique.
La faune est très présente en Tasmanie, car il y a beaucoup de forêts, de grands espaces et peu de monde. Dans les parcs, à la tombée de la nuit, nous étions d'ailleurs régulièrement visités par des marsupiaux de toutes sortes (wallabies, oppossums, paddemelons...) et des wombats, pas farouches, qui viennent fouiner pour voir sil n'y a pas quelque chose à grignoter ! Il est de toute façon interdit de les nourrir pour ne pas dénaturer leur mode de vie.
Nous avons enfin pu découvrir le Diable de Tasmanie, petit marsupial noir qui ressemble à un petit chien, mais qui se déplace comme une hyène (si je me fais bien comprendre!). Cet animal aux mâchoires redoutables est, hélas, touché par un cancer de la face depuis quelques années, que l'on n'arrive pas à soigner. Nous avons aussi appris à connaître l'ornithorynque, animal unique s'il en est, qu'il est très difficile de garder en captivité car son mode de vie est particulier. De retour à Melbourne, après avoir repris le ferry, nous avons quitté nos amis, tristement, car nos routes se séparaient : ils partaient vers l'ouest et nous vers l'est !
Nous nous sommes arrêtés quelques jours sur Philipp Island, histoire de faire la 6ème évaluation et nous en avons profité pour aller voir des pingouins nains (ce sont les plus petits du monde, ils mesurent maximum 50 centimètres de hauteur !). C'est un spectacle assez réjouissant car ils arrivent à la tombée de la nuit, par centaines, sortant de la mer, et se dandinent à la queue leu leu jusqu'à leur nid où père et mère vont nourrir leurs petits restés tout seuls. Tout le monde ne revenant pas en même temps, on voit parfois un petit se précipiter sur un adulte car il a faim et se faire rembarrer car ce n'est pas un de ses parents !
Nous avons continué notre chemin vers l'est à Wilson Promontory, grand parc national d'où partent de nombreuses randonnées au bord de la mer. Il faisait 25° le vendredi et le samedi, 43°, avec un vent violent et brûlant comme un sèche-cheveux ! En fin d'après-midi, le ciel avait une couleur bizarre, dans les marrons, nous avons cru que c'était une tempête de sable. Ce que nous ne savions pas, n'ayant pas de connection à cet endroit, c'est qu'à 50 kilomètres d'où nous étions les incendies faisaient rage ! Nous nous en sommes rendus compte le lendemain, en partant, car de nombreuses routes étaient barrées et, après avoir pris des chemins de traverse, nous avons traversé des centaines d'hectares brûlés et parfois encore fumants ! Le ciel est resté couvert d'une épaisse chappe blanche et l'odeur de fumée a persisté pendant plusieurs jours. Quand nous nous sommes reconnectés, nous avons appris l'ampleur de la catastrophe !
Nous sommes remontés ensuite doucement vers Sydney avant de nous envoler vers la Nouvelle Zélande.
Ainsi se termine notre périple en Australie, après plus de quatre mois passés dans ce pays magnifique et pas loin de 13 OOO kilomètres parcourus ! Nous aurons tout fait sauf l'ouest, le plus grand des états de l'Australie, mais ce sera pour une prochaine fois !
En tout cas, nous avons beaucoup aimé ce pays et ses habitants, très sympathiques et "relax". Bye, bye Australia !
A très bientôt.
Grosses bises de nous quatre.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
======================= ENGLISH =========================== G'day !
From Melbourne, we are taking an enormous ferry, the Spirit of Tasmania, heading for Tasmania some 10 hours away. The voyage is during the night and since there are 35 knots blowing, we are gently rocked in our cabins ! This passage is generally windy since there is nothing to stop the winds from the southern ocean ; we are after all close to the roaring forties !
In Tasmania, we rejoin our friends Jean-Marc, Veronique and their three children, Milan, Annabelle and Helena. The kids are overjoyed since we haven't seen them for more than a month ! We going to spend a dozen days together meandering on this big island. The kids choose the motorhome according to lunch and diner menus, and Juliette is nearly always sleeping at Annabelle's. Even if this seems to be holidays, each family still manages to get the schooling done with grades 8, 6, 5 and kindergarten !
We hiked extensively in Tasmania, since the landscapes are numerous and varied (mountains, rain forests, coasts, lakes and magnificent parks); the children, galvanised by their friends, did not object to the hikes (sometimes long) and they were always the first to arrive, even up mountains in the full heat of the day ! Tasmania attracts a good number of hikers since the hikes are many and renowned like the Overland Track that can be done in 6 or 8 days depending on your endurance.
We travelled the island in all directions since the island astonishes by the diversity of its landscapes, notably in the west that still remains one the wildest areas on the planet ! This is also the reason why the English chose it for a penal colony in the 19th century.. pure hell. They eventually closed the colony, to open the Port Arthur colony in the south in a beautiful seaside locatoin, where there was less corporal punishment, but used instead the modern approach of mental torture by placing recalcitrant inmates in tiny black sound-proof cells... they eventually had to create a lunatic asylum due to the results the new efficient approach ! The sentences were completely disproportionned : one could be in this hell for many years for anything from murder, to stealing bread or even immoral behavior !! Many of the surviving inmates participated in the construction of Tasmania, once freed.
The capital, Hobart, is a lovely town on the seaside, having preserved many of its older buildings; it is also where huge cruising ships stop on their way to warmer climes in the Pacific.
The fauna is ever present in Tasmania, since there are so many forests and untouched open spaces, and very few people. In the parks, at dusk, we were regularly visited by marsupials of all kinds (wallabies, oppossums, paddemelons...) and wombats, unafraid, that weasel around searching for bits of food to snack on ! It is of course forbidden to feed these little creatures, so they mostly eat grass and insects, as the children watch intensely.
we were finally able to discover the Tasmanian Devil, a little black marsupial, that resembles a small dog, but that moves like a hyena. Its redoubtable jaws open 90 degrees, but sadly an increasing number of these devils are plagued by a facial cancer that is currently not treatable. We also discovered the platypus, truly a amazing and unique animal. Returning to Melbourne, after the ferry trip and a solid breakfast, we sadly parted ways with our friends, they going west and we going east.
We then stopped on Philipp Island a few days, so as to finish the 6th midterm exams and took the opportunity to go see the dwarf penguins (these are the smallest in the world, at about 20 inches). A joyful spectacle in that they return from feeding by the hundreds, emerging from the sea, waddling and hopping back to their burrows on the beach to feed their young. They return in waves for over an hour; from time to time, a young penguin precipitates itself onto a returning adult demanding food, only to receive a couple of pecks from the wrong parent, quickly returning to its burrow, famished !
We continued eastwardly to Wilson's Promontory, huge national parc with numerous hikes, some overlooking gorgeous beaches, rivers and coastline. On the friday it was 23°C and on saturday it was 43 °C, with a violent hot wind like a monstrous hairdryer ! In the end of the afternoon, the sky had a strange color, in the brown reds, which we thought due to possibly a sand storm. What we didn't know, not being connected to the outside world, was that 50 kilometers away, infernos were ravaging the land ! When we left the next day, many roads were blocked, and after taking some side roads, we traversed hundreds of burned hectares, with trees still smoking !
The sky was now a thick whitish fog and the pungent smell of the fire persisted for many days. When we reconnected to the world, we were awed by the amplitude of the disaster... We then gently returned to Sydney before flying to New-Zealand.
Thus ends our Australian adventure, after more than four months touring this magnificent country, with more than 13000 kilometers under our belt. We will have seen everything except the west, the biggest state of Australia, but then, that will be for next time !
Regardless, we loved this country and its people, so warm and relaxed. Bye bye Australia,
Until next time,
Hugs from all four of us,
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
January 22 Australie 3 : New South Wales, Southern Australia, VictoriaBonjour à tous,
L'arrivée à Sydney nous a surpris : il faisait frais (dans les 20°), comparé à la Nouvelle calédonie (plus proche des 35°)! Tout est relatif, allez-vous me dire, surtout quand il fait -5° en France ! Mais bon, on n'était plus habitué !
Sydney nous a beaucoup plus : nous y sommes restés 10 jours et avons fait la ville dans tous les sens et avec tous les moyens de transport possibles : bus, train, ferry ! Ce furent les visites de l'Opéra, de la tour de Sydney, du Harbour Bridge, des musées, des jardins, de l'aquarium, des plages... bref, on s'en est donné à coeur joie ! Le jour de Noël, nous étions sur la plage de Bondi (prononcez Bondaï !) où se retrouve tout le monde dans une ambiance très festive ! Cela avait quand même pour nous un côté un peu surréaliste, Noël en maillot de bain ! Pour le réveillon, nous nous trouvions à Canberra, capitale de l'Australie, siège de toutes les administrations et ambassades, et donc ville morte pendant les fêtes ! Hormis deux musées magnifiques, nous avons erré dans la ville extrêmement étendue à la recherche d'humains et avons fait 4 kilomètres à pied pour rentrer au camping, faute de trouver un bus ! En rentrant, nous nous sommes fait un réveillon royal à base de croque-monsieurs, histoire de bien commencer la nouvelle année !
Nous nous sommes promenés dans les Montagnes Bleues (Blue Mountains) qui forment une chaîne dans l'arrière-pays de Sydney. Leur nom vient de la vapeur -une sorte d'aura bleue - qui flotte au-dessus des forêts et est provoquée par l'huile volatile des eucalyptus. Dans ce grand parc, classé au patrimoine mondial, on peut faire de nombreuses randonnées dans de superbes paysages. C'est aussi là que l'on trouve les grottes de Jenolan, des grottes calcaires aux stalactites géantes, les plus connues d'Australie. De nombreuses (grosses) araignées se trouvent sous les écorces de certains arbres (ce sont des arbres particuliers qui perdent leur écorce qui tombe en lambeaux) et Juliette et Corto en ont débusqué plusieurs, dans de grands cris de frayeur et d'excitation mélangées !
Pour l'anecdote, nous roulions à bonne allure, quand, soudain, une énorme araignée est descendue le long de ma fenêtre ! Heureusement qu'elle se trouvait à l'extérieur, sinon nous finissions dans le fossé ! Comment a-t'elle pu arriver ici, en hauteur, sur une surface lisse, le mystère restera entier ! Ce qui montre bien qu'ellessont partout et quand on sait, qu'en Australie, il y en a plein de dangereuses et quelques-unes de mortelles, cela refroidit ! Cela dit, la plupart du temps, elles sont cachées et c'est tant mieux ! Les Australiens y sont plus ou moins habitués, mais pas nous, pauvre européens !
Nous avons ensuite filé vers le sud (Adélaïde) et avons traversé 1200 kilomètres de bush, parfois semi-désertique, entre Canberra et Adélaïde.
Le sud de l'Australie est le pays du vin : nous avons traversé des centaines d'hectares de vignobles, que ce soit au nord de Sydney (la Hunter Valley) ou à l'est d'Adélaïde (la vallée de Barossa, la plus célèbre). D'après Patrice, qui en a goûté certains, ils n'ont rien à envier à nos vins français ! Nous sommes allés sur Kangaroo Island, au sud d'Adélaïde, île célèbre pour ses paysages et surtout pour sa faune : nous avons pu approcher des colonies de lions de mer et de phoques, avec leurs bébés, voir des koalas un peu partout dans les eucalyptus, des familles de wallabies se reposant dans les buissons et des cacatoès de toutes les couleurs !
Dans le camping où nous étions, en pleine nature, se trouvaient pleusieurs koalas au-dessus de nos têtes. L'un d'entre eux est descendu de son arbre et s'est promené, imperturbable, parmi les campeurs médusés pour aller sur un autre arbre et se trouver des feuilles plus tendres. Nous avons pris la plus belle route d'Australie, la Great Ocean Road, qui longe, plein sud, des falaises et des plages désertes. Des vagues venant de l'Antarctique viennent se briser le long des côtes, dans un fracas étourdissant et y modèlent les rochers dans des formations surprenantes.
Exceptée une journée où nous avons eu 43°(cela arrive de temps en temps, avec le désert qui est proche), les températures pendant l'été dans cette partie de l'Australie oscillent entre 25° la journée et 15° la nuit. C'est normal, nous sommes quand même dans le sud de l'hémisphère sud et l'Antarctique n'est pas très loin !
Patrice, toujours prêt pour de nouvelles aventures, a rencontré des constructeurs et propriétaires de trimarans, ce qui lui a valu deux sorties en mer et de belles rencontres avec Gerald, Dean et Alan, que nous remercions chaleureusement pour leur hospitalité et leur générosité.
Nous sommes ensuite allés jusqu'à Melbourne pour prendre un ferry, direction la Tasmanie !
A très bientôt.
Grosses bises de nous quatre.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
===== ENGLISH ======
Hello all,
Arriving in Sydney surprised us: it was a fresh 20°C, compared to the 35° in New Caledonia ! All is relative, you will say, especially when it is -5°C in France ! Regardless, we were just not used to it.
We found Sydney very pleasant : we stayed for ten days and travelled the city in all directions and with all possible transports : bus, train, ferry ! We visited the Opera, the Sydney tower, Harbour bridge, museums, gardens, aquarium, beaches... in short, we had a wonderful time. On Christmas day, we were on Bondi beach (pronounced Bond-eye) where everyone arrives in a very festive ambiance. For us, all of it was somewhat unreal : Christmas in a bathing suit !!?? For new Year's eve, we were in Canberra, capital of Australia, seat of administrations and embassies, and thus a ghost town during the holiday season. Except for two magnificent museums, we wandered in the city in search of human life, and walked 4 kilometers on foot to return to our motorhome, failing to find a bus ! Upon our return, we treated ourselves to a royal supper including a fine bottle of Australian wine, so as to start the new year properly !
We then meandered in the Blue Mountains, a back-country mountain range near Sydney. Their name comes from the bluish vapor that floats above the forests, created by the volatile oil of eucalyptus trees and the moisture. In this huge park, recognized as a world heritage park, one can walk endlessly in a superb countryside. It is also here that one finds the incredible Jenolan caves with their amazing crystal formations, the best known in this Land of Oz. It is here also that live huge spiders under the leaves and the paper-like bark of trees; Juliette and Corto managed to bring out a number of these with a mix of great fear and excitement.
This brings up a little story: as we were screaming down the highway in the RV, we noticed this very large spider, right besideVirginia's head on the passenger window; not knowing if it was inside or out, it's panic stations in the RV... until we realize that this amazing animal was somehow clinging to the window at a 100 km/h !!? How did it get there and manage to cling to a seemingly smooth surface, the mystery is still intact ! After stopping, the intruder was nowhere to be found... This shows that these spiders are indeed everywhere, and that when one considers that most of them are either dangerous or deadly, it does send a bit of cold chill ! Having said that, most spiders are furtive and hidden, and that is good ! The Australians are more or less used to these things, but not us, poor europeans !
We then zipped down to Adelaide, traveling 1200 km south-westward through a variety of countrysides, sometimes desert-like, with rolling hills and countless sheep, which probably why the Australians have signs every few km reminding you to rest while driving , lest you fall asleep !!
The south of Australia is wine country : we traversed hundreds of hectares of vineyards, whether it was north of Sydney in the Hunter valley or east of Adelaide, with the famous Barossa valley. According to Patrice, who tasted a number of these, their wines having nothing to envy from our French wines ! We continued to Kangaroo island, south of Adelaide, famous island for its landscapes and its fauna : we approached colonies of sea lions and furry seals with their young, koalas everywhere in the eucalyptus trees, wallabies and kangaroos resting in the pastures, and birds of all kinds and colors ! In our camping park where there were many koalas, we were treated to a koala slowly descending from its tree, gently and calmly meandering to another tree for more tender leaves, unperturbed by the stunned campers.
We then returned to the mainland and travelled the most beautiful highway in Australia: the Great Ocean road, which runs along the south coast all the way to Melbourne, following deserted white beaches and cliffs. Large waves from the great southern ocean (the Antartic is not very far) break all along this wild coast, modeling the rocks and cliffs in surprising fashion, creating abstract sculptures over millenia.
Except for one day at 43°C with a strong hot wind, the temperatures during summer in these parts vary between 25° in the day and 15° at night. This is normal considering we're in the southern hemisphere not far from the Antartic.
Patrice, always ready for new adventures, met a few builders and owners of Farrier trimarans, which treated him two great sails at sea and most pleasant discussions with Gerald, Alan and Dean, who we warmingly thank for the hospitality and generosity.
We then carried onto Melbourne to take a ferry, heading to Tasmania !
Until next time,
Hugs from all four of us,
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
December 21 Nouvelle CalédonieBonjour à tous,
Beaucoup de retard pour ce blog calédonien, vu que nous sommes de retour en Australie depuis maintenant 10 jours, mais une vilaine coqueluche met Virginie sur le flanc depuis un moment. Eh oui, nous nous étions préparés et vaccinés contre différentes choses, mais nous n'avions jamais pensé à la coqueluche ! Juliette l'a, a priori, attrapée début septembre à Darwin en Australie, puis ce fut le tour de Corto et enfin ce fut le tour de Virginie ; nous "coqueluchons" donc depuis presque 4 mois ! N'ayant pas été vaccinée enfant, contrairement aux enfants, ce fut rude pour Virginie (Patrice a heureusement été épargné).
Bref, revenons à notre "caillou", c'est-à-dire la Nouvelle Calédonie, magnifique archipel d'îles, dont la principale est la Grande Terre (qui fait quand même 500 kilomètres de long !) où se trouve Nouméa. Là encore, la nature s'en donne à coeur joie : végétation luxuriante, plages de sable blanc, chaînes montagneuses, cascades, récifs coraliens magnifiques, qui sont désormais classés au patrimoine mondial de l'humanité, avec un lagon qui est le plus grand du monde (ce classement aidera à sa préservation) !
La Nouvelle Calédonie offre un melting-pot culturel avec des mélanésiens (les Kanaks), des descendants de colons européens (les Caldoches), des asiatiques et des métropolitains fraîchement débarqués (les Zoreilles ou métros !). Les différentes communautés se cotoient, mais ne se mélangent pas (trop de mauvais recents souvenirs sont encore dans les mémoires).
Les Kanaks, qui forment 40% de la population, vivent encore selon des rites et des coutumes ancestrales (notamment selon le principe du clan et de la tribu). Le respect de la coutume est notamment très important et, lors de certaines visites, les étrangers doivent demander une autorisation préalable au chef de clan.
Il est cependant étonnant d'entendre parler français à presque 20 000 kilomètres de la France ! Nous avons arrêté notre mode de vie nomade pendant plus d'un mois et avons loué un meublé à Nouméa, dans la baie des Citrons ! De l'appartement, nous pouvions voir la mer, magnifique, et les enfants pouvaient enfiler masque et tuba et aller observer les nombreux poissons dans le récif de corail, pratiquement au pied de l'immeuble !
Nous avons loué une twingo (souvenir, souvenir !) et avons sillonné Nouméa et ses environs, notamment le centre culturel Jean-Marie Tjibaou, leader indépendantiste Kanak, qui a signé les accords de Matignon en 1988 (un compromis historique), mais qui fut assassiné en 1989 par des Kanaks radicaux. Ce centre, imaginé par l'architecte Renzo Piano, est un magnifique mélange de tradition kanake et de modernisme ; il a pour vocation de valoriser la culture kanake, passée et contemporaine.
Nous sommes descendus vers le sud, qui offre des terres rouges sang, pleines de minerais, qui sont d'ailleurs largement exploités, puis sommes montés vers l'ouest et l'est de la Grande Terre, dans la Calédonie sauvage et tropicale. Nous avons pris un ferry et sommes allés plein sud sur la splendide île des Pins, avec ses plages d'un blanc immaculé et ses piscines naturelles regorgeant de poissons multicolores. La Nouvelle Calédonie a aussi sonné l'heure des retrouvailles : avec nos amis de longue date, Myriam et Jean-Michel, et leur amie Frédo (avec leurs 6 toutous !) ; avec la famille "Ponyfour", Véronique, Jean-Marc, Milan, Annabelle et Héléna, qui sillonne l'Australie en camping-car et que nous retrouvons régulièrement avec grand plaisir au cours de notre voyage ; avec Corinne, Rémi, Luce, Basile et Léonin, rencontrés en septembre en Australie et qui nous ont chaleureusement invités et hébergés à Poindimié, avant de finir leurs 4 années de "brousse" calédonienne et de rentrer en France !
Voilà, nous quittons ce magnifique archipel pour retrouver notre petite maison ambulante en Australie ! Nous tombons sur les décorations de Noël à chaque coin de rue, mais, sous le soleil, cela n'a pas le même effet et cela laisse les enfants presque indifférents, tant mieux, étant donné que nous passerons le réveillon en petit comité !
Nous vous souhaitons en tout cas de très belles fêtes de fin d'année et vous disons à l'année prochaine !
Grosses bises de nous quatre.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
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Hello All,
Much delay for this Caledonian blog, seeing that we've been back in Australia for the last 10 days, but Virginia's nasty whooping cough has sap a lot of her energy. Yes, we were all vaccinated for almost everything including whooping cough, except for Virginia ! Juliette contracted it first, then Corto and finally Virginia ! Thus, we are whooping it up for the last 4 months !! Having never been vaccinated as a child, it was rough for Virginia (Patrice was happily spared).
Anyhow, back to our "rock", the popular name for the biggest island in New-Caledonia, a magificent archipelago, whose principal island is the "Grande Terre" (some 500 km long) where Nouméa is located. Here again, mother Nature is going wild: rich vegetation, white sandy beaches, moutains, cascades, coral reefs, that are now designated a world heritage site, with the largest lagoon in the world (this designation will also help to preserve the fragile environment) !
New-Caledonia offers a cultural melting-pot with the indigenous people (the Kanaks), the descendants of the settlers (the "Caldoches"), asians and freshly landed French (the "Ears" or the "Metros"). The various communities co-habitate with little mixing (too many recent ugly memories for the Kanaks).
The Kanaks that comprise 40% of the population, still live according to ancestral rites and customs, notably according to the principles of clans and tribes. The respect of customs is very important, and thus for certains site visits, strangers must ask the permission of a chief.
Regardless, it surprising to hear French spoken in the jungle 20000 km from France !
We stopped our life of nomads for more than a month and rented a furnished appartment in Noumea overlooking the Bay of Lemons ! From our appartment, we could see the sea, magnificently colored, and the family could grab masks and snorkels to go diving on the reefs, practically at the foot of our building.
We rented a Twingo (memories,memories!) and meandered in Noumea and its countryside, notably in the cultural center Jean-Marie Tjibaou, Kanak separatist leader that signed treaties with France in 1988 (a historical compromise), but that was assinated in 1989 by Kanak radicals (can't help think the French were involved!). The center, imagined by the architect Renzo Piano, is a magnificent blend of Kanaky tradition and modernism; its purpose is to preserve and promote Kanak culture, past and present.
We descended to the south which offers a blood red land, full of ores (mostly nickel) that actively exploited; we then travelled along the west and east coasts of the Grande Terre, into the wild and tropical New-Caledonia.
We also took a ferry to a splendid southern island, Iles des Pins, with spotless white beaches nestled behind intriguing rock formation , as well as a natural swimming pool teeming with fish fo all colors. New-Caledonia was also a time for friends : with our long time friends, Myriam and Jean-Michel, and their friend Fredo (with 6 dogs !!); with the family "Ponyfour", Veronique, Jean-Marc, Milan, Annabelle and Helena, that are travelling Australia by RV and with whom we regulary cross paths with great pleasure during our adventure; with Corinne, Remi, Luce, Basile et Leonin who we met last september in northern Australia,
and who generously and warmly invited us in their home in Poindimié, before finishing their four years in the caledonian "bush" and returning
to France !
There you have it; we are leaving this magnificent archipelago to return our little mobile house in Sydney, Australia !
We are bumping into Christmas decorations everywhere, but under the sun, it just does not have the usual effect, and it leaves the children rather indifferent, so much for the better as we will be spending the holiday season as a little clan ! We wish you all excellent holidays and say to you "Until next year" !
Hugs and kisses from all of us,
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
November 02 l'Australie 2 : le QueenslandBonjour à tous,
Hello All,
Here we are, still in Australia, but in a new state !
After the Northern Territories, we travelled to Queensland: nearly 2000 kilometers through desert and the outback, an immense plain, unpopulated, before arriving on the tropical east coast.
The outback has scattered, here and there, homesteads and cattle or sheep stations, that spread for hundreds of kilometers. Some stations are bigger than some countries in Europe, in which case they resort to helicopters for herding !
The children that live in these farms are schooled at distance, by radio and internet. We actually visited of one these schools, the "School of the Air", the largest school in the world, since it covers a territory of some 1.3 million square kilometers for some 150 students from 4 to 13 years old in the outback !!
Medical consultations are provided at home by "flying doctors" that travel in light airplanes!
It is also on the eastern side of the outback (Mount Isa) that are found huge reserves of various ores such as nickel, silver, lead and zinc. Our visit of one those mines guaranteed that Corto and Juliette will not become miners !
The outback desert ends in the east in a mountain chain covered by a dense tropical forest, that separates it from the coast, fertile but relatively narrow. This is the most populated and active part of Queensland: we found endless sugar cane fields and a profusion of tropical fruits (mangos, papayas, bananas, pineapples...). It is as well and essentially a tourist's paradise: kilometers of magnificent beaches, the Great barrier reef (over 2000 km long !), islands, a permanent sun, in short a dream !
We went snorkeling on the outer side of the barrier reef, some 40 km from the coast: we discovered an underwater forest with its enormous and varied corals, fish of all shapes and colours, including sharks ! This was Corto's introduction to snorkeling: it was the first time that he swam in the middle of the ocean, and he loved it (he's also the one that spotted the sharks) ! It was very statisfying to hear the kids giggling in their tubas as they took in the natural beauty of the reef.
Numerous islands decorate the coast. We went on one of these, Fraser island; an amazing island since it is composed solely of white powdery sand for over 120 km with much of its surface covered by tropical forest with scattered fresh water lakes with their blinding white beaches. Since there are no roads, 4X4 are de rigeur on all the sandy trails (Paris-Dakar style) and on the beach where, from time to time dingos wander about! (Patrice had a blast driving in the sand :-)
It is also aroud this island that can be seen humpback whales before they migrate to Antartica. They are numerous whales, travelling in small pods with their young, playing by jumping, breaching and fin slapping: very impressive!
In this very rich nature, we saw many animals: kangourous of course, emus, casowaries, wombats... and of course koalas, very adorable and attaching creatures.
Thus after the silent desert, it was the teeming and populated Tropics with beaches, the sea... and tourists !
These two months, very much contrasted, saw us travelling over 8000 kilometers, discovering unique landscapes and animals, meeting Australians, all of whom were very laid-back and friendly.
We are now in New-Caledonia for a new adventure !
Until newt time,
Hugs and kisses from all of us,
Virginie, Patrice, Juliette, Corto October 04 Australie 1 : le Territoire du NordG'day, mates (salut les amis, en australien !)
Eh bien, c'est reparti !
Après deux mois passés en France pendant l'été où nous avons pu revoir la famille et les amis (un grand merci d'ailleurs à tous ceux qui nous ont chaleureusement accueillis), nous avons repris la route : le 1er septembre, nous quittions la France pour nous envoler vers Darwin, où nous sommes arrivés le 3 septembre : l'Australie, ça se mérite ! Darwin se trouve au nord, dans le Territoire du Nord (Northern Territory), une région grande comme trois fois la France, mais peuplée de seulement 195 000 personnes ! Les trois quarts des habitants vivent à Darwin, Palmerston et Alice Springs. Les autres, les quatre M : "mad, maniac, missionary or misfits" (fous, maniaques, missionnaires ou inadaptés !), sont éparpillés un peu partout dans la brousse. C'est dire
que c'est un peu le Far West ici (ou plutôt le Far North !)
C'est aussi ici que l'on trouve le plus d'Aborigènes (un quart de leur population y vit) car leurs terres y sont très vastes (le tiers de la superficie du Northern Territory contre 12% sur l'ensemble du territoire national). Malgré la revendication de leurs terres et des efforts de l'état, la situation des Aborigènes (ils sont 257 000 sur à peu près 20 millions d'habitants) reste précaire : le taux de chômage dans leur population est élevé, notamment chez ceux qui vivent en périphérie des villes, avec pour conséquence, hélas, un fort alcoolisme. On les voit souvent errer en ville ou s'asseoir au bord des routes, en attente, peut-être, de quelque chose.
Ceux qui vivent dans le bush, dans des villages en pleine nature, ont un mode de vie plus compatible avec leurs aspirations et leur philosophie de la vie, car la majorité d'entre eux n'a aucune envie de s'intégrer au système des Blancs. Le peu de population de ce territoire s'explique aussi par son climat : le nord est tropical, avec, en saison humide (wet), des pluies diluviennes et des "thunderstorms" (très gros orages), qui rendent les pistes non goudronnées impraticables. Dans le centre désertique, les températures peuvent être des plus extrêmes et passer du gel la nuit à un bon 40° la journée !
Bref, c'est une région où tu vis vraiment avec la nature, à l'écart de la civilisation, ce qui ne fait pas de mal de temps en temps !
Nous avons parcouru ces terres du nord au sud (ce qui représente quelques milliers de kilomètres !) pour visiter quelques grands parcs, notamment Kakadu, le plus grand parc national d'Australie, dans le Top End (le grand nord sauvage).
C'est ici que nous avons vu de magnifiques peintures rupestres Aborigènes, certaines datant d'au moins 20 000 ans, car Kakadu totalise près de 5000 sites sacrés, c'est un véritable "musée" à ciel ouvert. On y trouve aussi, à l'intérieur de la plaine marécageuse, des milliers d'oiseaux magnifiques et, surtout, des crocodiles marins, monstres de 5 à 6 mètres de long, très agressifs, qui remontent le lit des rivières. Nous avons assisté à une rencontre assez rare : un gros mâle, inspectant son territoire, s'approche d'une femelle qui, dès qu'elle le voit, lève sa tête pour marquer sa soumission et éviter ainsi une bagarre qui pourrait se terminer en boucherie !
Les termitières sont présentes partout en Australie, certaines sont même gigantesques. Dans le Litchfield National Park, on trouve les "magnetic termite mounds", d'étranges termitières plates, orientées de manière identique par rapport au soleil !
Une seule route traverse l'Australie du nord au sud, sur 3000 kilomètres, c'est la Stuart Highway. Elle est toute droite et permet aux énormes "road trains"(camions ayant entre 2 ou 3 remorques et une longueur moyenne de 56 mètres !) de circuler sans problème.
Nous avons donc pris cette route pour descendre du nord tropical vers le centre désertique (le Centre Rouge) jusqu'au mythique Ayers Rock (Uluru en Aborigène) : c'est une incroyable montagne monolithe rouge qui se dresse dans la plaine et qui représente le plus grand site sacré pour les Aborigènes. C'est aussi devenu un site très touristique où se pressent des cars entiers pour assister au coucher de soleil sur cette étonnante montagne, en buvant un verre de champagne ! Nous avons bivouaqué pendant trois jours, dormant à la belle étoile, sous une voute céleste magnifique (différente car vue de l'hémisphère sud !). Juliette et Corto sont devenus de vrais baroudeurs, alignant plusieurs heures de marche dans la journée pour faire le tour d'Ayers Rock, marcher dans les Olgas, ensemble de montagnes rouges et rondes traversées par la vallée des vents, ou escalader Kings Canyon et voir son oasis.
Nous avons même pu faire un tour de chameau, car, pour des raisons historiques, l'Australie est désormais le seul pays au monde où vivent des troupeaux de chameaux sauvages !
Après un mois passé dans ces étonnantes régions, nous avons traversé du centre vers l'est pour arriver dans un autre état, le Queensland et retourner à la civilisation !
A très bientôt.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
G'day Mates !
Here we go again !
After two summer months in France where we saw family and friends (a big thank you to all who so warmly greeted us), we hit the road again: the 1st of september, we left France to fly to Darwin where we arrived the 3rd of september : you have to earn Australia !
Darwin is in the north of the Northern Territory, a region three times the size of France, but with only 195000 people ! Three quarters of the inhabitants live in Darwin, Palmerston et Alice Springs. The others are the four Ms: "mad, maniac, missionary or misfits" which are spread throughout the bush and in small towns or stations. In other words, it's the Far West in the far north.
It is also here that are found most of the Aboriginals (a quarter of their population lives here) since their lands are vast (a third of the Northern Territory, as compared to 12% in the whole of Australia). In spite of their land attributions and of the governments's efforts, the situation of the Aboriginals (about 270000 out of about 20 million Australians) remains precarious : unemployment in their population is high, notably with those who live in the periphery of towns, with the sad consequence of a high rate of alcoholism. They are often seen roaming about or sitting on road side, waiting, maybe, for something.
Those that live in the bush, in small towns in the middle of nature, have a lifestyle more compatible with their aspirations and their philosophy of life, since most do not want to integrate the system of the white man. Another problem is that the younger generation is not so interested in the traditions and have the same wants as any other; a difficult situation for the elders. The small population is also explained by its climate: the north is tropical with a wet season, monsoon rains (several meters in a few months) with thunderstorms and hurricanes, flooding everything, making road travel very difficult (all 4x4s have snorkels !). Near the center, it's a desert with extreme temperatures ranging from freezing at night to melting hot in the day.
In short, it is a region where one really lives with nature, far from dense civilisation, which is good from time to time.
We travelled this land from north to south (which represents a few thousand kilometers) to visit some large parks, notably Kakadu, the biggest national park of Australia. It is here that we saw magnificent Aboriginal rock paintings, some dating 1000s of years; Kakadu is home to some 5000 sacred sites, a veritable open sky museum.
This land is also home to an incredible variety of fabulous birds, readily seen throughout the day, especially in the flood plains. It is also home to saltwater and freshwater crocodiles; the saltwater crocs are monsters that reach 5 to 6 meters , found both in rivers and on the coast. we were privileged to see a rare occurrence right in front of us on a boat : a large male, inspecting his territory, approaching a female which upon seeing the monster, swam towards it, raising her head high above the water to demonstrate her submission; they both swam around in a tight circle until the male decided that the female could live, avoiding a fatal bloody battle.
Termite mounds are found everywhere, and some are gigantic (cathedral termites). In the Litchfield park, there are magnetic termites that build large flat headstone-like structures, always oriented north-south !
Only a single road traverses Australia from north to south, over 3000 kilometers long: it's the Stuart highway, named after a Scottish explorer. It is most often straight and allows road-trains to travel freely; these road-trains are trucks pulling 3, sometimes 4, trailers, for a length of 56 meters or more. Very impressive when you first attempt to pass one, especially in an RV !
We thus took this road to travel from the tropical north to the southern desert and to the "Red Center" where lies the mythical Ayers Rock (Uluru in Aboriginal dialect) : it's an incredible red monolithic rock that emerges from the flat plain, representing one of the most sacred sites to the Aboriginals. It is also a hugely popular tourist attraction where large luxury buses gather to watch the sun setting on this unique mountain... serving Champagne and appetizers !
We camped for three days, sleeping in "swags" (these are waterproof sacks with a thin built-in mattress) around a camp fire; sleeping outdoors was all the more beautiful with the incredible celestial dome (very much different than our northern sky); the children were somewhat anxious initially having never slept on the ground with nothing above their heads but stars and the milky way; Dad reassured them by telling them that no tourists were lost recently to fatal scorpion and snake bites !
Juliette and Corto are now real adventurers, with many hours of walking the circumference of Uluru, hiking King's canyon with its oasis (called Garden of Eden) and more hiking in the Olgas, a group of red round mountains traversed by the valley of winds, all of this in the desert Sun. Formidable kids !
We even went for a camel ride, since for historical reasons, Australia is the only country in the world with wild camels ! Given the motion of a camel, exploring Autralia on camel back must have been really rough (I am told elephants are much worse).These camels are regularly sold and shipped to Saudi Arabia, to diversify the blood lines of the arabian herds.
After one month in this striking region, we travelled from the center to the east coast to reach the state of Queensland and returned to civilisation.
Until next time,
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
July 05 Le PérouCap sur l'hémisphère sud, côté Pacifique : nous voici au Pérou, pays mythique, chargé d'une culture et de traditions encore très présentes.
Ce pays, grand comme 2 fois et demi la France, s'étire sur 2000 kilomètres du nord au sud, en partant de l'Equateur. Il alterne des climats et des végétations totalement différents : à l'ouest, côté pacifique, nous avons découvert une bande désertique et rocailleuse où il ne pleut quasiment jamais, large de 200 km au nord et de seulement 40 km au sud ; au centre, nous sommes montés dans la fameuse Cordillère des Andes (la Sierra dont les pics les plus élevés culminent à plus de 6000 mètres) avec ses paysages montagneux très accidentés et ses températures basses, et nous avons fini à l'est par la forêt amazonienne, sa chaleur, ses pluies et sa luxuriance.
Ajoutons une chaîne de volcans, dont certains sont actifs, et des tremblements de terre quasi permanents (les plaques sous-marines du pacifique sont là !), cela donne un pays magnifique et très contrasté, où les conditions de vie sont souvent très rudes.
Nous sommes allés à Pisco (environ 200 km au sud de Lima, en bordure du Pacifique) et avons découvert avec stupeur une ville à moitié détruite par le tremblement de terre d'août 2007 (magnitude 7,9). Notre hôtel était le seul bâtiment qui ne s'était pas écroulé sur tout un quartier ! Neuf mois après, la ville est un grand chantier à ciel ouvert, avec des routes défoncées, une énorme poussière (il ne pleut jamais !) et des bâtiments restés en l'état depuis le tremblement de terre. Des gens vivent encore dans des tentes ou de petites cabanes en attendant de pouvoir être relogés un jour... La situation économique et politique du Pérou s'est cependant nettement arrangée (le Sentier Lumineux est pratiquement décimé) même si cela reste encore fragile : 50% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, ceci ne comptabilisant pas toute une économie parallèle (micro-magasins, artisanat, agriculture...) qui fait vivre (ou plutôt survivre) une grande partie de la population.
Lima, la capitale, mégalopole de près de 9 millions d'habitants, attire dans sa périphérie de bidonvilles les Péruviens qui fuient la misère. Hélas, très souvent, leurs conditions de vie sont aussi, voire plus, difficiles qu'avant. Située en bordure du Pacifique, Lima est couverte pratiquement 9 mois sur 12 d'un brouillard humide persistant (normal dans cette région au moment de l'hiver) qui, combiné à une forte pollution, n'en fait pas une ville très agréable au quotidien (à la différence d'Aréquipa ou Cusco).
Pendant dix jours, nous avons silloné le sud de la cordillère des Andes, entre 3500 et 5000 mètres d'altitude, du lac Titicaca (le plus haut lac du monde, que le Pérou partage avec la Bolivie), jusqu'à Cusco et le majestueux Macchu Picchu. A ces hauteurs, les déplacements demandent plus d'efforts et d'énergie, ce qui ne semblait pas être le cas des Péruviens qui nous dépassaient en grimpant très vite tout en portant sur le dos d'énormes cargaisons. Nous avons finalement compris pourquoi : ils bénéficient d'un litre de sang de plus que le commun des mortels et de 20% de capacité pulmonaire supplémentaire !
Les quelques sites Incas que nous avons visités (comme les sites Mayas que nous avions pu admirer au Mexique), nous ont facinés par leur beauté, leur perfection (les pierres sont ajustées les unes aux autres pour créer un puzzle parfait) et leur modernité (ils savaient comment bâtir une maison pour qu'elle ne soit pas détruite en cas de tremblement de terre !). Quelle énergie a-t'il fallu pour construire des temples à flanc de montagne à 4000 mètres d'altitude !
Ce qui nous a frappés également, c'est la persistance des traditions, notamment au niveau vestimentaire chez les femmes et la richesse de l'artisanat, magnifique dans les tissages, les lainages (l'alpaga évidemment), les poteries..., on ne savait pas où donner de la tête !
Nous avons fini par la forêt amazonienne (à Puerto Maldonado), ce fut le choc après la très haute montagne ! Finis les pulls et les bonnets, place à la chaleur et à l'humidité (et encore, ce n'était pas la saison des pluies, où il fait 40°avec 95% d'humidité !). On avait presque l'impression d'être dans un autre pays avec une autre culture !
Nous sommes restés dans un lodge qui nous était destinés : le Corto Maltes Amazonia ! Nous avons fait une sortie de nuit dans une petite pirogue (très fine !) sur le Madre de Dios, un (très gros) affluent de l'Amazone, pour débusquer des caïmans. Ce fleuve d'une couleur marron peut monter de presque 5 mètres en saison des pluies et tout charrier sur son passage ! L'Amazonie, c'est la flore et la faune à profusion, de l'anaconda, au singe, en passant par la tarentule ! Notre jeune guide, Carlos,ayant vécu toute sa jeunesse dans la fôret, a survécu à l'attaque d'un anaconda dans une rivière (2 fractures à la jambe). Pour l'anecdote, il a aussi eu le talon d'achille coupé par la morsure d'un singe et s'est aussi fait mordre deux fois par une tarentule ! A 25 ans, cela doit donner un certain sentiment d'immortalité ! En bref, ce fut un séjour dépaysant et marquant !
Voilà, c'est le dernier blog de la saison, nous vous souhaitons de bonnes vacances (pour ceux qui peuvent en prendre) et vous disons, à bientôt, pour de nouvelles aventures !
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
May 23 Le Costa RicaOla,
Nous avons passé un mois au Costa Rica, pays tropical d'Amérique Centrale, qui nous a enchantés par sa flore, dense et luxuriante, et sa faune abondante, oiseaux, singes, papillons... (l'album photo est d'ailleurs un hymne à la nature et à ses merveilles, pour le plaisir des yeux !)
Le Costa Rica est un petit pays de 4 millions d'habitants dont un million dans la capitale, San José. Celle-ci se trouve dans le centre du pays à 1500 mètres d'altitude, entourée de montagnes,et bénéficie donc d'un climat tempéré, très agréable (même s'il y a une saison sèche et une saison humide !), ce qui fait que beaucoup d'étrangers (américains et canadiens) viennent s'y installer.
Cette ville, très peuplée, ne bénéficie pas des infrastructures nécessaires pour drainer toute cette population, d'où des bouchons très fréquents et une conduite des plus sportives (et donc dangereuse) ! Mais ici, tout se règle par avocat (il y en a 16000 pour 6000 policiers !). C'est un pays qui a privilégié l'éducation et la santé (on a vu des canadiens venir se faire soigner ici, notamment les dents, car les soins sont réputés et beaucoup moins chers !)
Le Costa Rica est un pays très volcanique : il y en a 105, dont 9 en activité et un seul qui crache de la lave en permanence, le volcan Arenal. Nous sommes allés le voir et le jour où nous y étions, alors que nous étions dans la forêt au pied du volcan, une énorme explosion a retenti, suivie d'un grondement impressionnant. Morts de peur, nous sommes remontés à toute vitesse et, effectivement, nous avons pu voir une éruption en direct, faite de cendres et de gaz ! Impressionnant ! Les costa-ricains n'avaient pas vu cela depuis trois ans !
C'est aussi un des rares pays au monde où, d'un même endroit (le volcan Irazu, à environ 3500 mètres de hauteur), on peut voir à la fois le Pacifique et l'Atlantique !
Nous sommes allés sur les côtes pacifique et atlantique, qui sont chaudes et humides (beaucoup de pluie) et avons pu nous promener, à chaque fois, dans la jungle et découvrir plein d'animaux et de plantes étonnantes, à la grande joie des enfants !
Les plages sont aussi très belles, certaines avec un sable noir (volcan oblige !) et il existe de nombreux lieux de plongée. Nous avons quitté le Costa Rica, alors que la saison des pluies a commencé depuis quelque temps (il pleut désormais tous les après-midi des trombes d'eau !) pour nous envoler vers le Pérou, où nous allons rester un mois, avant de rentrer en France pour l'été.
Arrivés depuis hier soir à Lima, nous avons été surpris par la fraîcheur, mais c'est normal, nous sommes en hiver dans l'hémisphère sud ! Hasta luego, amigos !
Virginie, Patrice, Juliette, Corto April 24 Le MexiqueBonjour à tous,
Après notre mois passé à Cuba, nous avons donc remonté toute la Floride jusqu'à Jacksonville, où nous avons préparé le bateau pour la vente (rangement, nettoyage et mise en cale sèche).
Le 21 mars, nous nous sommes envolés (avec nos 8 valises, nos 3 valisettes et nos 3 ordinateurs !) pour le Mexique, à Mérida exactement, la capitale de l'état du Yucatán .
Nous avons loué un meublé, dans le centre de la ville, et une voiture pour un mois (merci internet, notre meilleur outil !) Ce fut le retour à la vie "normale" : bruit, circulation, pollution d'une grande ville (Mérida et sa périphérie comptent près d'un million d'habitants) et télévision pour les enfants (en espagnol, quand même !) La chaleur nous a surpris aussi : 35° en moyenne, avec beaucoup d'humidité. Nous avons mis en place un nouveau mode de fonctionnement, en alternant, tous les deux jours environ, travail et visites.
Le Yucatán est une des régions du Mexique qui possède le plus de vestiges archéologiques Mayas et nous avons pu admirer plusieurs sites vieux de quelques milliers d'années (Chichén Itza, Dzibilchaltún, Uxmal), étonnamment bien conservés. Nous nous sommes promenés dans toute la pénisule du Yucatán (qui est composée de trois états : le Yucatan proprement dit, au nord et à l'ouest, le Quintana Roo à l'est, où se trouve la station balnéaire de Cancún et le Campeche, au sud). Une excursion en bateau dans l'estuaire de Celestún, dans le Golfe du mexique, nous a permis d'approcher les milliers de flamants roses. Celestún est la plus préservée de toutes les réserves de la biosphère de cette côte ouest (plus de 500 000 ha de végétation). Nous sommes allés à Progreso, la "cité balnéaire" de Mérida au nord, où tous les méridiens se retrouvent le week-end à la plage, pour échapper à la chaleur de la ville. Nous avons eu la mauvaise idée d'y aller un dimanche et c'était la queue sur la plage (avec la mer d'une couleur "inhabituelle", qui ne nous a pas incités à nous baigner, malgré la chaleur !). Pas un fleuve ne traverse la péninsule ; l'eau douce est puisée dans les "cénotes", des puits d'eau claire autour desquels se sont progressivement implantés les villages au fil des siècles (le Yucatán possède un énorme réseau de rivières souterraines et donc énormément de "cénotes"). Patrice et Juliette se sont baignés dans ces piscines naturelles, dans des endroits très différents : à côté d'un site maya, dans une mangrove... Les plus belles plages se trouvent sur la côte est (avec Cancún évidemment) où se trouvent tous les hôtels. Nous y sommes allés quelques jours (à côté de Tulúm) et avons retrouvé pour une après-midi, des amis de Juliette et Corto, de La Rochelle, venus pour une semaine pendant les vacances de Pâques. Ce fut la joie pour les enfants. Nous avons visité aussi les magnifiques grottes de Loltún, immenses cathédrales souterraines, où l'on trouve des vestiges mayas (des peintures murales notamment). La population du Yucatán est très indienne (c'est normal, ce sont des descendants de mayas) : les gens sont plutôt petits, ont la peau très cuivrée et un profil marqué. Ce qui n'est pas le cas dans le reste du Mexique, notamment à Mexico, où la population est très diversifiée. Le Mexique reste encore un pays assez pauvre (d'où sa forte émigration vers les Etats-Unis) : dès que l'on sort des grandes agglomérations, on voit des villages où les gens habitent dans de petites maisons d'une pièce en briques ou en terre battue, où l'on dort dans des hamacs, faute de place et pour l'hygiène aussi. Le moyen de locomotion principal est un vélo "triporteur", qui sert à la fois de taxi, et de transport de marchandises. Les gens dans les campagnes survivent principalement grâce aux cultures (notamment les fruits : bananes, mangues, ananas, papayes...tous succulents). Après notre séjour mexicain, nous nous sommes envolés pour le Costa Rica, pour un mois également.
A très bientôt.
Grosses bises de nous quatre.
Virginie, Patrice, Juliette, corto February 23 CubaBonjour à tous,
L'arrivée à Cuba s'est faite sans encombre, malgré une signalisation maritime plus que limitée...
Après 3 heures de formalités administratives (le sanitaire, l'agriculture, l'émigration, les douanes...) avec des fonctionnaires très gentils et aussi très zélés, nous sommes arrivés dans la marina Hemingway, remplie, pour la plupart, de bateaux canadiens (du Québec et de l'Ontario car chez eux, à cette époque de l'année, il doit faire -10° et le sol est couvert de neige !) Le dernier embargo, extrêmement draconien, décrété par Georges BUSH, a décimé toute vélléité touristique américaine (aucun vol ne part des Etats-unis à destination de Cuba). Seuls quelques rares bateaux américains passent outre, mais si les douanes américaines l'apprennent, ils ne peuvent plus rentrer sur le sol américain normalement. Il y a a donc un manque à gagner énorme pour l'île. Beaucoup d'infrastructures hôtelières relativement récentes, à l'exception du grand pôle touristique de Varadero, sont donc pratiquement vides et se détériorent petit à petit. Tout le personnel est présent, la musique joue toute la journée, mais pour quelques rares clients. Cela fait partie des paradoxes cubains. Il y a deux monnaies à Cuba : le peso convertible (pour les étrangers) et le peso cubain (pour la population cubaine et donc non convertible), avec une parité de 1 à 24. Certains magasins sont destinés aux touristes, avec des prix comparables à ceux des Etats-Unis, mais sans le choix des produits ! Etant sur place, nous faisons nos courses de produits frais sur les marchés locaux avec des peso cubains : pour 3 euros, tu as 18 bananes, un ananas, du jambon, des tomates, des aubergines, des carottes, un chou... La plupart des cubains sont evidemment très pauvres, avec des salaires de misère et ils manquent de tout : il n'est pas rare qu'on nous demande du savon, des tee-shirts, des stylos... Nous nous sommes donc délestés de beaucoup de choses dans ce pays : des médicaments (les pharmacies sont pratiquement vides), du matériel scolaire, de la nourriture, des vêtements pour enfant...
Ce pays possède pourtant des richesses, notamment un grand potentiel touristique, mais avec l'embargo américain et un gouvernement ubuesque, la population souffre et vit de la débrouille. Du fait d'un grand nombre de vols et aussi pour des raisons historiques, la plupart des maisons sont donc grillagées. Nous nous sommes promenés dans l'île pendant une semaine, en louant une voiture. Nous avons roulé sur des autoroutes pratiquement vides, traversées de temps en temps par des charrettes tirées par des boeufs ou des chevaux ! Les routes adjacentes sont souvent en mauvais état, et parfois inexistantes (sur une route manifestement peu empruntée, la route avait disparu, laissant place à un chemin rempli d'ornières : avec une voiture, genre polo, c'est assez sportif !)
Nous avons dormi chez l'habitant (les "casas particulares"), où nous avons toujours été extrêmement bien accueillis. Cette semaine de balade nous a fait découvrir les nombreux endroits magnifiques de Cuba : paysages et végétations très différents, très belles villes (Trinidad, notamment). A la fin de notre séjour, nous avons pris une grande décision : pour des raisons pratiques et moins contraignantes, nous allons retourner en Floride et vendre le bateau et continuer désormais notre voyage par voies terrestre ou aérienne. Nous voyagerons avec chacun deux valises, remplies du strict nécessaire et nous nous hébergerons au fil des pays traversés.
Ce fut une décision difficile à prendre, car nous avons investi beaucoup d'énergie dans le bateau et nous sommes habitués à vivre dessus, mais, à la fin du compte, ce nouveau mode nous conviendra mieux. Nous n'aurons donc pas de regret, car nous sommes allés jusqu'au bout de cette idée (avoir un bateau et naviguer avec), c'est juste une nouvelle page de notre aventure qui s'ouvre !
A bientôt !
Grosses bises de nous quatre.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
Les Dry TortugasBonjour à tous,
La semaine passée à Key West, même si la ville est très agréable, nous laissa une impression mitigée : un bateau nous rentra dedans, j'eus un abcès à une gencive et dus trouver un dentiste en urgence et l'ordinateur de Patrice rendit l'âme un soir, mais ressuscita, heureusement, le lendemain de manière inexpliquée ! Bref, il était temps de partir... mais la semaine n'était pas tout à fait finie !
Quand nous quittâmes Key West pour les Dry Tortugas, le vent s'était levé ; la météo prévoyait un bon vent, suffisant pour nous pousser à bonne vitesse. Pourtant, une fois dans le Gulf Stream, nous n'étions plus protégés par les îles et le vent s'est déchaîné (c'est quand même l'hiver !). Pendant 8 heures nous avons été secoués, de grosses vagues passant par-dessus le bateau et recouvrant Patrice, seul à la barre ! En effet, Juliette et moi étions allongés sur nos couchettes, nous levant juste pour aller vomir ! Quant à Corto, il lévitait dans sa cabine avec la force des vagues ! Bref, le genre de journée où tu remets tout en question !
Arrivés aux Dry Tortugas, nous nous sommes ancrés tant bien que mal, mais notre ancre glissait car le fond est plein d'herbe. Ce fut donc une nuit peu reposante ! Le lendemain fut encore une journée de tempête, où nous sommes restés enfermés, rongeant notre frein. Finalement, le vent se calma et nous pûmes allés visiter le Fort Jefferson, ancien bastion construit en briques vers le milieu du 19ème siècle et qui était censé protéger d'une attaque navale. En fait, une fois terminé, les canons de l'époque n'étaient plus d'actualité et on s'en servit de prison ! C'est aujourd'hui un lieu historique (il y en a peu en Floride !), où on peut aussi faire de la plongée (il y a de très beaux coraux) et observer des oiseaux migrateurs qui viennent y passer l'hiver. La US Navy vient de temps en temps y faire quelques manoeuvres d'entraînement en hélicoptère, dans un vacarme assourdissant ! C'est aussi un endroit où échouent des réfugiés cubains, quand ils ne sombrent pas en mer dans leurs embarcations de fortune ! En voyant les épaves échouées, nous mesurons notre chance et relativisons nos petits soucis, bien anecdotiques ! Le lendemain matin, à 3 heures, nous sommes partis pour Cuba où nous sommes arrivés 13 heures après, dans une mer d'huile !
Notre prochaine chronique sera donc cubaine !
A bientôt !
Grosses bises.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto January 16 La Floride, suite et finBonjour à tous,
Nous voici arrivés à la fin de notre séjour en Floride (nous y serons restés plus de 4 mois en 2007 !). Après 11 jours de navigation à partir de Jacksonville, au nord, et 1200 kilomètres parcourus, nous sommes à l'extrême sud de la Floride, dans l'archipel des Keys, chapelet d'îles qui s'étendent sur plus de 200 kilomètres, allant de Key Biscayne jusqu'à la dernière, la fameuse Key West, en passant par la mythique Key Largo.
Nous avons quitté Jacksonville dans un froid polaire (environ -5° sur l'eau avec le vent): Patrice a pris un "coup de soleil" de froid et moi, en 20 minutes, j'ai frisé l'amputation de mes dix doigts ! Eh oui, ce n'était pas encore l'heure du maillot de bain ! Désormais, 1200 kilomètre plus bas, nous avons rangé les couvertures et dormons le hublot ouvert ! Pour descendre la Floride, nous avons emprunté la ICW (Intra Coastal Waterway), le grand canal qui parcourt la Floride du nord au sud et permet donc de visiter, fait unique, le pays de l'intérieur, en bateau. En plus du paysage magnifique, nous avons encore pu admirer les centaines de splendides demeures qui bordent le canal. Plus nous descendions, plus elles étaient gigantesques et somptueuses, notamment vers Palm Beach et avant Miami. Ces maisons, de plusieurs dizaines de millions de dollars chacune, sont presque toutes récentes et montrent la formidable expansion et richesse de la Floride. Une partie d'entre elles sont inhabitées, mais impeccablement entretenues : elles sont habitées quelques semaines par an par leurs richissimes propriétaires. Cela laisse une impression bizarre de clinquant et de creux, tout ayant l'air trop parfait. Vous en verrez donc un florilège dans la dernière moisson de photos, avec, bien entendu, quelques yachts pour agrémenter ! Nous avons quitté la ICW avant Miami (à cause d'un pont trop bas pour notre bateau !) et avons continué par la mer, avec un autre point de vue (des tours et des tours...!) Les keys sont toutes reliées par des ponts très bas, ce qui donne, évidemment, des kilomètres de pont ! Nous sommes à Key west pour quelques jours, histoire de faire le plein de nourriture, de diesel et de finir les évaluations pour le CNED. Key West, c'est la dernière île du sud des Etats-Unis, il y a donc beaucoup de ferrys, de bâteaux de pêche, de touristes et de bâteaux de plaisance. La ville est très agréable, elle a gardé un côté ancien, avec beaucoup de petites maisons en bois colorées. La semaine prochaine débute une grande régate où participent 400 voiliers. Nous avons donc eu du mal à trouver de la place pour nous ancrer, la mer ressemblant à un parking ! Un voilier, dont l'ancre s'est décrochée, nous est d'ailleurs rentré dedans, nous causant une belle frayeur ! Nous avons eu plus de peur que de mal, heureusement, mais nous en sommes quittes pour de grosses éraflures sur une des coques et la barre de nos panneaux solaires tordue.
Nous irons ensuite aux Dry Tortugas, une petite île pleine d'histoire avec son fort et son lagon (elle appartient aux Etats-Unis et se trouve à l'ouest de Key West, à environ 6 heures de bateau).
Ensuite, nous entreprendrons notre traversée vers Cuba, trajet de 10 heures environ, pour arriver chez le grand ennemi des Etats-Unis, dans un univers qui sera radicalement différent !
A bientôt, pour de prochaines aventures !
Virginie, Patrice, Juliette, Corto November 22 Le retour !Après deux mois passés en France, nous sommes de retour en Floride et finissons de fignoler le bateau !
Une vague de froid nous a surpris pendant plusieurs jours et des réveils à 5°, sans chauffage, nous ont fait regretter d'être en Floride ! Mais ce n'était que passager et nous sommes de nouveau en tee-shirt l'après-midi (les nuits restant quand même fraîches, car nous sommes proches de la Géorgie) !
Comme tout bon voyageur qui se respecte, notre périple a encore été modifié. Pour cause de travaux à finir sur le bateau, nous ne quitterons la Floride que début janvier 2008, après un retour en France de deux semaines pour les fêtes de noël. Ensuite, nous descendrons vers Cuba, le Mexique, puis l'Amérique Centrale. Via la Jamaïque et la République Dominicaine, nous remonterons ensuite vers les Caraïbes, pour nous arrêter aux alentours du Vénézuela pour la saison des cyclones (été 2008). Ce n'est qu'ensuite que nous irons sur Panama, puis le Pacifique.
Nous avons recommencé l'école en septembre tambour-battant et le rythme scolaire est désormais bien en place.
A très bientôt.
Grosses bises de nous quatre.
Virginie, Patrice, Juliette, Corto
September 08 Bye Bye CanadaBonjour à tous, Nous voici au terme de notre séjour au Canada. Nous avons fait la Colombie Britannique d'est en ouest et du nord au sud (pas loin de 6000 km), sommes passés de la mer à la montagne, des grandes plaines brûlantes (de l'Alberta) aux glaciers des montagnes, des fjords majestueux aux immenses lacs (parfois jusqu'à 50 kilomètres de long !), des grandes forêts aux côtes sauvages, bref, nous laissons Dame Nature avec un pincement au coeur ! Après un mois et demi à 6, nous nous retrouvons de nouveau tous les 4, cela fait drôle, chacun reprend ses marques (Juliette vit sa vie avec les enfants de passage, elle découche parfois ! Corto n'en est pas encore là !) Nous repartons dans quelques jours pour Jacksonville et, normalement, nous serons en France fin août (nous n'avons pas encore les billets !), pour une période d'environ deux mois. A très bientôt. Grosses bises de nous quatre. Virginie, Patrice, Juliette, Corto Le canadaBonjour à tous, Nous sommes au Canada depuis presque un mois et demi. Nous avons passé 10 jours à Montréal avant de nous envoler, via la Floride, vers la Colombie Britannique sur la côte ouest. Ce fut le choc thermique en arrivant : nous sommes passés de 35° à 15° (température d'hiver désormais pour nous !). Mais depuis début juillet, il fait très beau, voire très chaud ! Nos neveux et nièce, Nicolas et Zoé, nous ont rejoint pour trois semaines . Ce sera ensuite le tour des grands-parents pour trois semaines également, occasion pour Juliette et Corto de revoir la famille après presque 7 mois de séparation ! La Colombie Britannique possède des paysages magnifiques, alternant vallées et montagnes, et de grands parcs sauvages où l'on peut voir des animaux se promener en liberté (nous avons même vu des ours bruns !). La mer côtoie la montagne, on voit des baleines et des ours, c'est vraiment la nature dans toute sa splendeur !
Nous sommes allés aussi dans la province de l'Alberta, paysage de plaines à l'infini, où les températures montent très haut l'été (et descendent très bas l'hiver !). A Calgary, nous sommes allés au Stampede, la plus grande manifestation outdoor dans le monde, où, pendant dix jours ont lieu des concours de rodéo à cheval ou sur un taureau, des courses de chariot, comme au temps du far west, des grands shows à l'américaine... C'est très étonnant à voir ! A Drumheller, toujours en Alberta, se trouve un musée des dinosaures unique en son genre. Il se trouve dans une vallée, dite des dinosaures, car on y a trouvé plein de squelettes de dinosaures. On trouve d'ailleurs encore des fossiles dans la région. Notre camping-car est un des meilleurs moyens de locomotion ici (nous avons parcouru presque trois mille kilomètres en moins de trois semaines, car les distances sont grandes ici !) Nous souhaitons de très bonnes vacances à tous ceux qui peuvent en prendre. Grosses bises de nous quatre. Virginie Les exumasBonjour, Nous sommes arrivés à Jacksonville (au nord de la Floride), après 12 jours de navigation, en partant du sud des Bahamas, des Exumas exactement. Nous allons laisser le bateau pendant quelques mois à Jacksonville (endroit normalement protégé des ouragans). Nous partons une semaine à Montréal, visiter de la famille (le père et le frère de Patrice) et des amis. Ensuite, vers la mi-juin, nous partons en Colombie Britannique que nous allons visiter en camping-car (ça changera du bateau !). A bientôt. Les Bahamas 2, les AbacosBonjour à tous, Après un mois et demi passé aux Bahamas, nous avons pris un rythme bahamien : école le matin (il ne faut pas abuser, quand même !), et l'après-midi, quartier libre : baignade, plage, promenade, pêche de temps en temps, bref, on finirait presque par se lasser ! Nous allons nous diriger plus au sud des Bahamas vers les Exumas, où nous comptons rester le mois de mai. La famille Lezobri s'amarine petit à petit sur son cata ! On vous souhaite un joyeux premier mai au parfum de muguet électoral (élections que nous suivons de près, même à distance !) Grosses bises de nous quatre. Virginie Les Bahamas 1Bonjour à tous, Après deux mois et demi de préparation du bateau à Fort Lauderdale, nous avons quitté la Floride pour les Bahamas depuis deux semaines. Le voyage fut des plus tumultueux pour notre baptême maritime (10 heures dans du gros vent, avec de grosses vagues qui tapent le bateau et donnent l'impression qu'il va se fracasser à chaque instant !). Mais nous sommes arrivés à bon port, et le capitaine Patrice a assuré comme un chef ! Nous changeons d'endroit tous les deux ou trois jours, en fonction de l'intérêt de l'endroit et du temps (nous n'avons pas été gâtés pour le moment car les différentes navigations se sont faites avec beaucoup de vent). Nous sommes actuellement à l'extrême nord des Bahamas (les Abacos), et nous reposons en attendant d'avoir une fenêtre de passage optimal pour continuer le voyage. Le temps commence à devenir plus clément (et oui, il y a aussi un hiver aux Bahamas !), et nous commençons à profiter du beau temps et des magnifiques couleurs de la mer. Nous allons parcourir les nombreuses îles des Bahamas jusqu'à fin avril avant d'aller à Cuba, notre prochaine grande destination. A très bientôt. Grosses bises de nous quatre. Virginie |
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